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Le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme (HCDH) de l’ONU demande des explications à l’Algérie

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HCDH de l'ONU demande des explications à l'Algérie

Tout le monde se rappelle avec effroi ce sinistre jour du 19 octobre 2020 quand deux jeunes orpailleurs sahraouis marocains, séquestrés dans les camps de la mort de Tindouf, furent assassinés de façon barbare par des soldats algériens.

Emha Ould Hamdi Ould Souilem ,de la tribu des Rguibat, et Alioun Al Idrissi, appartenant à la tribu des Brabiche, habitant dans le camp dit « Dakhla » à Tindouf, ont été brûlés vifs par une patrouille de l’armée algérienne, alors qu’ils se trouvaient au fond d’une tranchée d’orpaillage.

Ce double assassinat d’une cruauté innommable n’est pas un cas isolé, car la liste des graves exactions commises par l’armée algérienne à l’encontre des Sahraouis marocains séquestrés dans les camps de Tindouf est très longue.

Suite à une plainte déposée par une ONG de défense des droits de l’homme auprès de la Rapporteuse Spéciale sur les Exécutions Extrajudiciaires du HCDH, une communication urgente rendue publique par cette organisme onusien a été envoyée, le 07 janvier 2021, à l’Algérie par ledit organisme.

Dans cette communication, les Procédures Spéciales du HCDH déclarent que « les violations semblent s’inscrire dans une tendance plus générale de violations systématiques commises par les forces de sécurité algériennes à l’encontre des réfugiés sahraouis, et les familles des réfugiés sahraouis craignent des représailles en raison de l’usage excessif de la force par les forces de sécurité algériennes ».

C’est la raison pour laquelle les autorités algériennes se doivent d’enquêter sur les abus et les violations des Droits de l’Homme perpétrés dans les camps des séquestrés sahraouis marocains de Tindouf, car les abus allégués se sont produits sur le territoire algérien et relèvent donc de sa juridiction territoriale.

Ces abus commis par les autorités algériennes doivent cesser, et les Sahraouis marocains retenus contre leur gré dans les camps de la mort de Tindouf doivent être libérés pour rejoindre librement leur Mère-Patrie, le Maroc, et ce, sans entrave aucune du régime algérien.

L’Histoire n’oubliera pas les égarements criminels de la junte au pouvoir à Alger.

La communication des rapporteurs spéciaux est consultable sur le lien : https://spcmommreports.ohchr.org/TMResultsBase/DownLoadPublicCommunicationFile?gld=25805.

Farid Mnebhi.

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