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Niger : Barkhane prépare son redéploiement

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Niger : Barkhane prépare son redéploiement

La force française Barkhane prépare activement son redéploiement au Niger, après son retrait du Mali voisin.

“L’état-major des armées françaises annonce que 75% des effectifs de la force Barkhane et TAKUBA ont déjà quitté le Mali pour le Niger, le 19 mars”, a indiqué le commandement de Barkhane sur son compte Twitter.

Depuis quelques jours la force française annonce des opérations à la frontière nigéro-malienne où elle devrait être redéployée.

Le 24 mars courant, Barkhane a indiqué avoir identifié et neutralisé un groupe armé terroriste appartenant à l’EIGS, tuant une quinzaine de ses combattants.

Le redéploiement de la force française Barkhane au Niger a été annoncé en février dernier par le président français Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse à Paris en présence de chefs d’État africains, dont le Mohamed Bazoum, président du Niger.

“Avec l’accord des autorités nigériennes, des éléments européens seront repositionnés aux côtés des forces nigériennes dans la région frontalière du Mali”, avait-il affirmé.

L’information a été confirmée par Mohamed Bazoum.

Dans un communiqué publié quelques jours plus tard, suite à des réactions de désapprobation, le gouvernement nigérien a indiqué que l’Assemblée nationale du Niger sera saisie de la question.

Lancée le 1er août 2014, la force Barkhane a succédé à deux autres opérations françaises, Serval et Épervier.

Les effectifs de Barkhane ont évolué au fil du temps et en fonction des besoins sur le terrain des opérations.

Le nombre le plus élevé a été atteint en 2021 avec 5100 hommes déployés dans cinq pays du Sahel africain, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

Toutefois, suite à des pertes successives en vies humaines notamment au Mali (plus de 50 soldats français perdus en moins de 8 ans), la France a décidé de réduire de moitié les effectifs de Barkhane à l’horizon de 2023.

Elle a commencé effectivement de se retirer en décembre-janvier derniers des bases les plus au nord dans ce pays.

Mais les évènements sont allées plus vite que la programmation française, avec notamment l’arrivée d’instructeurs russes de la société Wagner, jugée incompatible par Paris, avec sa présence au Mali.

Mais pour les autorités maliennes, le retrait de Barkhane du nord du pays laisserait un vide immense qu’il faudrait combler.

La crise entre Paris et Bamako a atteint son paroxysme lorsque le Mali a décidé, fin janvier 2022, d’exclure l’ambassadeur français à Bamako, Joël Meyer, suite à des propos virulents du chef de la diplomatie française à l’égard du Mali et ses nouveaux partenaires russes.

AA.com