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L’armée Américaine a quitté l’Afghanistan

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L'armée Américain a quitté l'Afghanistan

Le dernier avion américain a décollé de Kaboul (Afghanistan), au terme de la plus longue guerre de l’histoire des États-Unis. «Nous avons fait l’histoire», s’est réjoui un responsable taliban.

Les derniers soldats américains ont quitté l’Afghanistan, a annoncé le Pentagone lundi 30 août, laissant le pays aux mains des talibans, leurs ennemis de 20 ans, au terme de la plus longue guerre de l’histoire des États-Unis.

«Nous avons à nouveau fait l’histoire. Les vingt années d’occupation de l’Afghanistan par les Etats-Unis et l’Otan se sont achevées ce soir», a réagi Anas Haqqani, un responsable des talibans, sur Twitter. «Je suis très heureux après vingt ans de djihad, de sacrifices et de difficultés, d’avoir la satisfaction de voir ces moments historiques», a-t-il ajouté.

Aveu d’échec du Pentagone

Le retrait militaire de Washington s’est donc achevé 24 heures avant la fin de la journée du 31 août, date butoir fixée par le président Joe Biden pour mettre un terme à la présence des forces armées américaines dans ce pays. «Si les évacuations militaires sont terminées, la mission diplomatique pour s’assurer que davantage de citoyens américains et d’Afghans éligibles voulant partir, continue», a ajouté le général McKenzie. Le Pentagone a toutefois reconnu n’avoir pas pu évacuer autant de monde qu’il voulait.

Depuis le 14 août, sur une période de 18 jours, les avions des États-Unis et de leurs alliés ont évacué par un gigantesque pont aérien plus de 123.000 civils de l’aéroport international Hamid Karzai, a également précisé le général McKenzie. Ces opérations risquées ont été endeuillées par un attentat-suicide perpétré le 26 août par la branche locale du groupe État islamique, qui a fait plus de cent morts dont treize militaires américains. Les forces américaines étaient entrées en Afghanistan le 7 octobre 2001 pour chasser du pouvoir les talibans, en raison de leur refus de livrer le chef d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, après les attentats du 11 septembre.

le figaro