Accueil MAURITANIE Ould Baya globalement satisfait du mandat à mi-parcours de Ghazouani

Ould Baya globalement satisfait du mandat à mi-parcours de Ghazouani

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Le président de l’Assemblée nationale et ami très proche de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz est globalement, même s’il ne l’a pas explicitement dit, satisfait du mandat à mi-parcours de l’actuel homme fort de Nouakchott Mohamed Ould Cheikh Ghazouani.

C’est ce qu’on peut tirer d’extraits d’un entretien que Ould Baya a accordé à Jeune Afrique, dans lesquels le président du parlement mauritanien met en exergue le contexte relativement contraignant dans lequel Ould Ghazouani a exercé ses trois premières années du pouvoir d’une part et estime, que ses deux premiers gouvernements (de Ould Cheikh Sidiya et de Ould Bilal 1), ont fait ce qu’ils peuvent selon les moyens mis à leur disposition, d’autre part.

Ci-après ces extraits:

S’il est bien connu des Mauritaniens pour ne pas manier la langue de bois à la tribune de l’Assemblée nationale, qu’il préside depuis 2018, Cheikh Ould Baya accorde très peu d’interviews. Face aux journalistes, le député de Zouerate se fait plus mesuré, n’hésitant pas à se retrancher derrière son devoir de réserve.

Cet ancien colonel, autrefois proche de l’ex-président Mohamed Ould Abdelaziz –à qui il doit d’ailleurs sa nomination –, a su rebondir et tisser de bonnes relations avec le nouveau chef de l’État, Mohamed Ould Ghazouani.

Et ce, bien que son nom ait circulé avec insistance parmi les candidats potentiels de « Aziz » à la présidentielle de 2019. Difficile d’oublier néanmoins que les ennuis de ce dernier ont débuté à la suite de l’audit de ses deux mandats lancé par une commission d’enquête parlementaire… Cheikh Ould Baya s’en explique.

Jeune Afrique : Mohamed Ould Ghazouani tranche-t-il avec ses prédécesseurs ?

Cheikh Ould Baya : C’est une question un peu compliquée. Le président est arrivé dans un contexte extrêmement particulier, celui du Covid-19. Le monde entier était pratiquement immobilisé par cette pandémie.

Malgré tout, notre pays n’a pas connu de difficultés majeures au-delà de ce qui était prévisible, et les deux gouvernements que Mohamed Ould Ghazouani a dirigés ont fait ce qu’ils ont pu avec les moyens dont ils disposaient. Sans compter que nous comptions beaucoup sur le gaz, mais que l’entrée en exploitation du champ GTA [Grand Tortue Ahmeyim] a été décalée.

Jeune Afrique