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Les maliens refusent de répondre aux appels des mauritaniens

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Les maliens refusent de répondre aux appels des mauritaniens

Un diplomate mauritanien s’exprimant sous le couvert de l’anonymat suivant la pratique courante dans une telle situation a mis en garde les autorités maliennes, à la suite de derniers incidents, qui s’étaient soldés par le massacre de citoyens et la blessure d’autres actuellement soumis à des soins intensifs au Centre national de cardiologie de Nouakchott.

. «Nous avons clairement dit aux Maliens que si ça continue, nous allons fermer la frontière», a affirmé le diplomate, cité par le confrère “Le Figaro”, déplorant le fait qu’en plus de ces tueries, “les autorités à Bamako ne décrochent pas le téléphone” quand ils sont contactés.

Le ministère mauritanien des Affaires étrangères avait indiqué hier mardi 8 mars avoir convoqué l’ambassadeur du Mali et lui avoir signifié sa «vive protestation contre les récents actes criminels récurrents» commis selon lui au Mali par l’armée malienne contre des Mauritaniens.

Un député local, Mohamed Mahmoud Ould Henenna, cité par l’agence privée Alakhbar, a parlé d’au moins 15 morts. Cette disparition a été précédée en janvier par la mort, elle aussi dans des circonstances non officiellement éclaircies, de sept Mauritaniens dans le même secteur. À l’époque déjà, la question d’une possible implication de soldats maliens avait été posée.

Des dizaines de Mauritaniens ont manifesté mardi devant la présidence à Nouakchott pour réclamer la fin des exactions commises selon eux par l’armée malienne contre des compatriotes, a constaté un correspondant de l’AFP. «Nos frères sont froidement assassinés par l’armée malienne, nous devons réagir vite contre ces exactions à répétition» a dit l’un des participants, Ahmed Sidi, originaire de la même région que les disparus. Nouakchott élève la voix alors que la junte malienne a entrepris récemment un effort de rapprochement avec la Mauritanie. Il s’agit pour les colonels de contrer l’embargo imposé en janvier par l’organisation des États ouest-africains Cédéao pour sanctionner leur projet de se maintenir encore plusieurs années au pouvoir.

Le figaro