Accueil MAURITANIE La justice va dissoudre les partis absents aux élections de 2018

La justice va dissoudre les partis absents aux élections de 2018

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La Cour suprême a approuvé mardi dernier, la légalité du texte appliqué par le ministère de l’Intérieur et stipulant la dissolution des partis qui n’ont pas atteint le seuil des pourcentages électoraux au cours des dernières élections de 2018.

 Ces déclarations ont été apportées par le ministre de l’intérieur et de la décentration en personne Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, le mercredi 21 décembre courant, au cours de la conférence de presse organisée par des membres du gouvernement, au cours de laquelle, ils se sont largement appesantis sur les résultats de la réunion du Conseil des ministres tenue quelques heures auparavant.

Les critères de légalisation des partis étaient anciens et datent de près d’un demi-siècle, a indiqué le ministre, selon lequel, les imperfections liées à ces normes étaient nettement perceptibles au cours des élections de 2018, avec la présence de près de 100 sur les listes, « ce qui affecté les listes de vote et suscité la confusion des électeurs », a-t-il dit.

La majorité des partis qui ont été dissous conformément au texte de loi précité et dont la décision de dissolution a été entérinée par  la Cour suprême ont déposé des dossiers de demande de nouveaux récépissés auprès du Département, a indiqué Ould Mohamed Ahmed,  selon lequel, près de 90 dossiers de partis politiques demandeurs d’autorisation se trouvent sur les bureaux concernés en plus des 25 autres actifs et reconnus

 Le ministère de l’Intérieur compte dans un avenir proche, organiser un atelier axé sur la révision de la loi sur les partis politiques, élaborer une approche et fixer des critères objectifs, qui seront présentés comme projet de loi sur la base duquel les partis politiques sont légalisés, a souligné Ould Mohamed Ahmed.

Interrogé sur les raisons de non reconnaissance du parti « RAG » (Refondation pour une Action Globale, dirigé par Oumar Ould Yali), le ministère s’est contenté de dire, qu’il ne cite le nom d’un parti que pour une formation autorisée, «à part cela, il s’agit, nonobstant son nom ou la partie qui a demandé sa reconnaissance, de projet de parti ou  de dossier déposé auprès du Département », a-t-il conclu.