Accueil MAURITANIE Inédit : Nominations exclusives dans les rangs des haratines !  

Inédit : Nominations exclusives dans les rangs des haratines !  

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Le président Mohamed Ould Ghazouani vient de nommer par décret deux cadres haratines réputés par leur haut niveau d’instruction et leur lutte non violente pour des conditions socioprofessionnelles meilleures pour les mauritaniens de façon générale et leur communauté en particulier.

La première nomination concerne Bekaye Ould Abdelmalek, qui devient président du Mécanisme national de prévention de la torture, en remplacement de Moulaty Mint Moctar, dernièrement nommée au poste de Conseillère au palais présidentiel.

La seconde promotion a bénéficié à l’ex ministre du Gouvernement I de Ghazouani, en l’occurrence Sidi Mohamed Ould Ghaber nommé chargé de mission à la présidence de la République.

Il s’agit de deux nominations exclusives prises en cette journée du jeudi 5 mai courant, où la réunion du conseil des ministres, habituellement sanctionnée par des mesures individuelles souvent contestées en raison de leur caractère arbitraire s’est terminée sans nominations.

Des mesures qui interviennent également quelques jours après la marche organisée le vendredi 29 avril dernier par le Manifeste pour les Droits politiques, économiques et sociaux des Haratines au sein d’une Mauritanie juste et réconciliée.

Une marche qui s’inscrit dans le cadre d’une mobilisation visant à arriver à une issue heureuse et non violente de la question des Haratines y inclus bien sûr l’accès à la fonction publique et aux postes de distinction, loin de tout règlement de compte ou culture de la haine, selon le président du Manifeste Yarbe Ould Navé.

Même s’il s’agit d’égards inédits et exclusifs du pouvoir en place envers les haratines, qui méritent d’être loués, force est de constater que le Président et son Premier ministre Ould Bilal peuvent mieux faire en consolidant cette nouvelle orientation visant à nommer le mauritanien suivant ses qualités professionnelles et intellectuelles et non sur la base de son appartenance tribale, régionale ou tout autre critère subjectif.

Il faut également que ces nominations soient élargies aux négromauritaniens qui représentent aux côtés des haratines, les communautés les plus malchanceuses en termes d’accès aux hautes fonctions de l’Etat mauritanien.