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Etats-Unis: afflux de migrants, une crise majeure du président Biden

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Etats-Unis: afflux de migrants, une crise majeur du président Biden

C’est la première crise du président des Etats-Unis Joe Biden. Des milliers de migrants ont réussi à rentrer illégalement sur le sol américain par la frontière mexicaine cas derniers jours, et des milliers d’autres sont en chemin.

La frontière est fermée“: sur la défensive et accusé d’avoir provoqué l’afflux de milliers de migrants, le gouvernement de Joe Biden était sur tous les fronts de la presse pour tenter de rassurer sur sa capacité à gérer la première grande crise de sa présidence. Le nouveau président des Etats-Unis a été élu notamment sur la promesse de tourner la page de la pandémie et du marasme économique qui en a découlé.

Mais seulement deux mois après son arrivée à la Maison Blanche, il est accusé par les républicains, mais aussi par certains démocrates, d’avoir créé un appel d’air à la frontière avec le Mexique et d’être désormais empêtré dans une crise migratoire qu’il refuse d’appeler par son nom.

“Nous expulsons les familles, nous expulsons les adultes seuls”, a martelé dimanche le ministre de la Sécurité intérieure Alejandro Mayorkas, qui s’est démultiplié pour répéter ce message sur quatre chaînes américaines. “La frontière est fermée”, a-t-il insisté.

Premier Hispanique en charge de la politique migratoire américaine, il a reconnu mi-mars qu’un afflux de migrants historique, le plus important depuis 20 ans, était attendu à la frontière américano-mexicaine.

Mais il est sous le feu des critiques pour son appel initial aux migrants d’Amérique centrale à ne pas venir aux Etats-Unis “pour l’instant”, afin de laisser le temps à l’administration Biden de “rebâtir” le système migratoire “démantelé” par l’ex-président Donald Trump.

Des élus démocrates du Texas, Etat frontalier du Mexique, ont aussi déploré le message du gouvernement. Et plusieurs migrants interrogés par l’AFP après leur arrivée ont confirmé avoir été motivés en partie par la promesse de Joe Biden d’une politique plus “humaine”.

afp