Accueil Politique L’opposant Ousmane Sonko met le cap sur la présidentielle de 2024

L’opposant Ousmane Sonko met le cap sur la présidentielle de 2024

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Une semaine après la publication des résultats des dernières élections législatives du 31 juillet qui ont vu l’intercoalition de l’opposition Yewwi Askan Wi – Wallu Sénégal, obtenir 80 sièges à l’Assemblée nationale, talonnant de très près la coalition présidentielle Benno Bokk Yaakar (82 députés), le principal opposant sénégalais, Ousmane Sonko, a officialisé sa candidature à la présidentielle de 2024 et dévoilé sa feuille de route pour les prochains mois.

La feuille de route de Sonko

Son objectif principal : occuper le terrain politique à quelque dix-huit mois de la prochaine grande échéance électorale. Pour les observateurs de la vie politique sénégalaise, la candidature Sonko, troisième à la présidentielle de 2019, ne faisait pas de doute.

« Moi, Ousmane Sonko, s’il plaît à Dieu et si mon parti le veut, je suis candidat à l’élection présidentielle de 2024. Personne n’est mieux placé que nous pour gagner », a-t-il déclaré, jeudi 18 août, devant la presse à Dakar, avec pour seul décor une affiche « Focus 2024 » aux couleurs de son parti, Pastef.

Ousmane Sonko veut déployer une stratégie de conquête sur plusieurs plans. « Je veux dire aux militants et aux militantes d’orienter tous leurs efforts à enrôler les jeunes primo votants pour qu’ils aillent massivement s’inscrire sur les listes électorales, à implanter des cellules dans toutes les parcelles du territoire national », a souligné le candidat déclaré.

Il entend aussi faire pression au cœur de l’Assemblée nationale. « Nous avons beaucoup travaillé à identifier énormément de projets de loi. Nous avons également identifié un certain nombre de scandales sur lesquels il faudra exiger la mise en place de commission d’enquête parlementaire », a-t-il averti.

Ousmane Sonko, 49 ans, chef du parti Pastef, élu maire de Ziguinchor (Sud) en janvier, tient un discours à la fois souverainiste, panafricaniste et social, pourfendant les élites et la corruption.

Il pilonne aussi l’emprise économique et politique exercée, selon lui, par l’ancienne puissance coloniale française et les multinationales.

Défenseur des valeurs religieuses et traditionnelles, tranchant par son âge avec une grande partie de la classe politique, à l’aise dans les médias, l’ancien inspecteur des impôts à la rapide ascension politique jouit d’une grande popularité parmi les jeunes dans une population dont plus de la moitié a moins de 20 ans.

Lepoint.fr