Accueil MAURITANIE Cas esclavagiste de Aïn Farba : Ce que dit le Gouvernement

Cas esclavagiste de Aïn Farba : Ce que dit le Gouvernement

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Le gouvernement défend le caractère apolitique des tournées présidentielle

Le ministre de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement, M. Moktar Ould Dahi, a été interpellé par des médias hier mercredi 17 novembre courant, à l’occasion de la séance des commentaires faits par certains membres du gouvernement des résultats du conseil des ministres; sur le cas d’esclavage récemment découvert dans la ville de Aïn Farba, sur l’attitude officielle par rapport à ce scandale retentissant confirmé par une mission de la CNDH.

Un cas d’asservissement où le maître esclavagiste s’est comporté de la manière la plus inhumaine et la plus exagérée voire intolérable, en privant les victimes, en plus des pratiques esclavagistes courantes en cas d’espèce, de leur Carte d’Identité Nationale, afin de ne pas bénéficier des “calmants” numéraires et en nature distillés par de la fameuse délégation générale à la solidarité nationale et à la lutte contre l’exclusion et dont les services chargés de ces mêmes opérations engloutissent paradoxalement et en même temps des budgets faramineux.

Le gouvernement a mis en place une loi pénalisant l’esclavage, le considérant comme un crime contre l’humanité”, a-t-il répondu, mettant en exergue la création desdites autorités supérieures du pays, d’institutions chargées de lutter contre ce fléau.

“Mais tout cela ne garantit pas forcement l’éradication de cette tare, d’où l’existence de juridictions dédiées au traitement des cas d’esclavage avérés”, a-t-il ajouté, disant pour fermer la parenthèse à un sujet embarrassant pour le gouvernement et très sensible, où le pouvoir devait plutôt condamner vivement ce qui s’est passé afin de convaincre sur la concordance de ses propos et de ses actes sur le terrain pour éradiquer ce mal séculaire, que le processus judiciaire suit son cours. Point final.

Cette réponse à queue de poisson convaincra-t-elle les défenseurs des droits de l’homme qui devront miser plus sur ce cas esclavagiste tout en veillant à ne pas perdre de vue les autres, dès lors où il a été, une fois n’est pas coutume officiellement reconnu