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Un infatigable leader dénonce la tentative de saborder le passif humanitaire

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Samba Thiam dénonce la tentative de saborder le passif humanitaire

L’infatigable leader mauritanien qui a consacré toute sa vie pour l’avènement d’une Mauritanie égalitaire, une et indivisible, en l’occurrence le président des Forces Progressistes du Changement (FPC) Samba Thiam vient de donner l’alerte, sur ce qu’il a appelé, sur la base d’informations dignes de foi obtenues, une tentative visant à “saborder” le Passif Humanitaire.

Ce qui signifie une nouvelle volonté tacite de bâcler et rayer tout simplement un pan de l’histoire de la Mauritanie et d’ériger en système l’impunité ainsi qu’à refuser d’établir pour le bien des futures et présentes générations de cette chère Patrie, le droit de vérité sur ces exactions inouïes qu’aucune conscience réellement patriotique ne peut occulter et ne pas s’efforcer à réhabiliter les martyrs et les parents des victimes.

Ci-après l’intégralité de l’alerte de l’inaliénable homme politique mauritanien:

“ALERTE!

Chaque tournant historique de la lutte produit souvent ses héros et secrète ses trahisons. Davantage de trahisons que de héros, retient notre histoire …

Des informations fuitées font état ces derniers temps de tractations obscures menées en sourdine, visant à saborder, purement et simplement, le dossier dit “du Passif”. En effet, il ressort de ces informations recoupées que, sur l’autel de l’opportunisme des uns et par appât du gain extrême chez les autres, la cause commune est sur le point d’être sacrifiée …

Le génocide mauritanien, appelé par euphémisme “Passif humanitaire” semble faire objet, depuis un certain temps, de négociations suspectes qui traitent ce crime grave avec beaucoup de légéreté; sous prétexte de lui trouver des solutions “adaptées aux réalités du pays” on cherche à vider le concept de “justice transitionnelle” de son contenu ; et poser ainsi des bases visant à pousser les ayants-droit à monnayer ces crimes, ni plus ni moins !!!

C’est simplement inacceptable ! Nier un crime d’une telle ampleur et d’une telle gravité ou vouloir le solder par de l’argent revient, en réalité, à encourager d’autres crimes; un génocide ça ne se pardonne pas et ça ne se monnaye pas…Telle est la vérité qu’il faut oser voir, qu’il faut oser dire pour ne pas subir la loi du cynisme et du mensonge triomphant. A côté, la Gambie nouvelle gère son dossier de crimes, beaucoup moins importants, avec tout le sérieux requis.

Révéler toute la vérité pour cicatriser la plaie et conjurer les périls futurs est une étape incontournable, dans notre situation. On ne peut ni ne doit considérer ce dossier très important comme une affaire privée. L’on se trompe si l’on croit que ce dossier n’appartient qu’à ces militaires, à ces orphelins avides, obsédés par l’argent. Nous sommes sidérés par tant d’ignominie que nous renvoient certains signes, terrifiants ,qui semblent annoncer l’éclosion d’un nouveau monde étrange, assis sur la tête, où des fils vils poignardent des pères et s’asseyent sur leurs dépouilles, rien que par appât du gain…

Pour oublier des pères assassinés dans des conditions atroces, oublier la douleur de mamans éplorées, ces orphelins veulent, en échange, être nommés “pupilles de la République” !!!

C’est tout simplement répugnant ! Ils veulent de l’argent rien que l’argent…encore de l’argent. Sans oublier cette autre fraction de militaires sans scrupules, de la même espèce, en collusion à l’époque avec Aziz, qui fut la source première du mal … Quelqu’un disait que lorsqu’un homme commence à tomber (dans l’infâmie) il n’y a pas de limite à sa chute …

Aller dans la direction actuellement choisie -je parle à nos gouvernants et à tous ceux-là en coulisses- ne serait ni honorer la mémoire des morts, ni œuvrer pour notre cohésion nationale. Du reste, on perd souvent de vue dans ce dossier, que les victimes civiles non déclarées sont bien plus importantes que cette poignée autoproclamée “ayants droit” qui, bassement, négocie.

Non, ce dossier concerne toute la nation mauritaniènne car il constitue une blessure collective. Voilà pourquoi, au lieu de chercher à le régler en catimini, nous devons le faire à ciel ouvert, en y associant les forces politiques au regard du Dialogue en perspective, si toutefois ce dernier n’est pas vidé de sa substance d’ici là, au rythme où vont les choses … C’est une question nationale, trouvons des solutions justes et globales, dans l’intérêt supérieur de notre vivre-ensemble en difficulté.

A la manière des Sud-africains, réussir cette catharsis qui scellerait nos retrouvailles. Retenons “qu’il n’y a pas de paix sans réconciliation et qu’il n’y a pas de reconciliation sans justice” …

Disons enfin à tous ceux-là, aujourd’hui, impliqués, dans ces démarches troubles, de ne pas oublier que l’Histoire retiendra leurs noms, que leurs enfants et petits enfants, un jour, sauront …

Samba Thiam

Président des FPC