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Les sinistrés de Kaédi n’en ont que faire du riz et de l’huile…Vidéo

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Les sinistrés de Kaédi n'en ont que faire du riz et de l’huile…Vidéo

C’est affligeant pour l’actuel pouvoir du président Ould Ghazouani qui rappelle à longueur de journée sa proximité des citoyens.

Les sinistrés des inondations de la ville du quartier Wandana de  Kaédi après des pluies diluviennes de près de 200 mm, crient leur colère contre les autorités et dénoncent leurs duperies relatives à des distributions fictives d’aides et d’assistance.

C’est une vidéo réalisée par le confrère Alakhbar, qui illustre ce désarroi total et montrent l’ampleur de la déception exprimée à haute voix par les populations chassées de leurs maisons par les eaux de pluie.

La ville de Kaédi quasiment submergée par les eaux de pluie

Fatimetou Mint Mahjoub, une jeune présentement instruite et consciente des responsabilités de l’Etat envers les citoyens, déplore le fait que l’Etat se limite à des mises en scène sporadiques pour faire taire les sinistrés en distribuant d’infimes quantités de riz et d’huile, alors que le drame des kaédiens continue.

Nous ne voulons pas de ces aides, mais plutôt des actions concrètes telles que la réparation du réseau d’assainissement de la ville dont les canalisations sont bouchées, dit-elle.

Nous pensons que les autorités allaient nous mettre à l’abri des inondations et que même si elles ne nous aideront pas à reconstruire nos maisons, œuvreront à nous installer dans des cités non inondables.

La ville de Kaédi quasiment submergée par les eaux de pluie

Nous demandons aux autorités de nous fixer une zone pour nous y installer, sinon faire la route ou réparer le réseau d’assainissement pour drainer les eaux vers le fleuve, souligne Mint Mahjoub.

La commune fait tout mais elle ne dispose pas des moyens suffisants, sinon ces derniers ont été détournés, dit-elle indignée.

Le riz et l’huile ne signifient pas. Nous en avons tout le temps, rappelle Khadijetou Mint Demba, l’une des sinistrées évacuées du quartier inondé.

Les autorités ont certes amené des tentes et des produits alimentaires, mais c’était juste pour les besoins de médiatisation, puisqu’elles ont tout emporté, à la fin des séances de couverture assurées par les télévisions et les radios, précise-elle, jurant qu’ils n’ont même pas reçu un verre d’eau.