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Mauritanie: les députés contre-attaquent et menacent l’ancien président Aziz de poursuites judiciaires

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Mauritanie : Le ministère de la justice n’a pas reçu le rapport de la commission

Mis en cause par l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, au cours de sa récente interview accordée au Magazine Jeune Afrique, les députés contrattaquent et menacent l’ex Chef de l’Etat de poursuites judiciaires pour accusation gratuite.

Ould Abdel Aziz estime,  que l’enquête parlementaire l’ayant visé n’a pas été installée de manière régulière, tandis que ses avocats la qualifient d’inconstitutionnelle. 

“A la veille du vote [de la mise en place de la CEP], ils ont donné 300 millions d’anciennes ouguiyas aux parlementaires pour qu’ils approuvent la création de la Commission d’enquête”, a affirmé l’ancien président au média panafricain.

Des accusations d’une extrême gravité pour les élus du peuple, devant lesquelles les parlementaires ne sont pas restés les mains croisés, face à un adversaire politique déjà confronté à un lourd et inextricable fardeau judiciaire duquel, il ne pourra s’en sortir sans dommages collatéraux considérables.

Réagissant aussitôt à ces charges, les groupes parlementaires au sein de l’Assemblée nationale ont convenu mardi 20 avril dernier, d’engager des poursuites judiciaires contre l’ex Chef de l’Etat.

L’ancien président ne fait que se compliquer la vie, rappellent les députés, selon lesquels, au lieu de se consacrer à sa propre-défense, il ose adresser des critiques et des accusations infondées contre les élus du peuple.

Dans le même entretien accordé par l’ex Chef de l’Etat à Jeune Afrique Ould Abdel Aziz a également vilipendé l’opposition.

“Lorsque j’étais à la tête du pays, je n’ai jamais accepté de museler l’opposition. Mais il y’a eu récemment tellement de compromissions que je n’ai en effet pas besoin d’alliés parmi ceux qui ne jouent ni leur rôle d’opposants, ni de partisans. Tout ceci ne peut avoir cours dans une démocratie normale, c’est un complot ourdi contre le peuple mauritanien”, avait-t-il dit.

Ould Abdel Aziz s’est toutefois prémuni, du moins jusqu’à l’instant,  de s’en prendre à la Grande muette, qui lui avait tourné le dos et sans la bénédiction de laquelle, il est illusoire pour tout Chef suprême des forces armées et de sécurité (Président de la République) de se prévaloir d’une gouvernance confortable du pays.

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