Accueil MAURITANIE La “cartographie politique” n’engage pas le gouvernement, dit “L’Intérieur”

La “cartographie politique” n’engage pas le gouvernement, dit “L’Intérieur”

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Le gouvernement mauritanien vient de nier officiellement, par la voix du puissant ministre de l’intérieur et de la décentralisation, toute responsabilité quant à la très controversée cartographie politique ou électorale selon les appellations, dernièrement attribuée à ce département, au temps de son locataire devenu Chef de la diplomatie mauritanienne à la faveur du récent remaniement ministériel, en l’occurrence Merzoug.

Un document politique, qui rappelle-t-on, avait tenté d’esquisser, suivant des desseins politiques non avoués, les rapports de force politique sur l’échiquier national de l’amont en aval, c’est-à-dire à partir des poids politiques départementaux et régionaux avant d’en tirer des déductions macro-politiques sur lesquelles, des projections électoralistes peuvent être projetées.

Ladite cartographie politique avait suscité une vive polémique chez les acteurs politiques dont certains se sont vus mystérieusement occultés et au moindre des cas minimisés, au détriment de groupes et de personnalités réputés moins impopulaires.

C’est à ne pas douter cette controversée très nourrie, qui continue d’occuper le devant de la scène, qui avait fait couler beaucoup d’encre et qui aurait définitive conduit le parlement à interpeller le ministère de l’intérieur, accusé d’être le principal cerveau dudit document, pour apporter des éclaircissements sur cette fameuse cartographie tantôt dite électorale, tantôt appelée politique.

« la note n’engage ni le ministère, ni le gouvernement et n’aura aucun effet ni au présent, ni au futur », a affirmé le ministre Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine dans sa réponse à la question soulevée par le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale et député Soufi Ould Cheibani, et relative à une note sur la feuille de route politique du pays.

Le parti Tawassoul, perçu suivant la représentativité actuelle au Parlement, est la seconde force politique, rappelle-t-on.

Ce qui revient à dire que cette formation ne pouvait pas rester insensible au tapage suscité par ce document controversé, d’où cette interpellation faite par son député au gouvernement.

Ainsi dans sa réplique visant à dégager la responsabilité totale du gouvernement quant à l’authenticité dudit document, le ministre Ould Mohamed Lemine a assuré les parlementaires et les citoyens que le département ne sera qu’un instrument de performance de l’administration, de consolidation de la démocratie, de préservation des libertés publiques et de  promotion des partis dans la transparence et l’impartialité.

Ce qui revient à dire que cette cartographie politique aurait été établie par des parties cherchant à démontrer la mainmise du régime sur la machine électorale et sa volonté à l’adapter à ses calculs futurs pour perdurer.

Vrai ou faux?

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