Accueil Culture Face à l’arabisation à outrance, le “Supérieur” rappelle l’utilité du “français”

Face à l’arabisation à outrance, le “Supérieur” rappelle l’utilité du “français”

PARTAGER

La langue française trouve enfin des défenseurs officiels qui, sans en vouloir à l’arabisation qui continue son expansion dans les articulations de l’appareil Etat, ont mis en exergue, à la faveur, de la célébration de la journée internationale de la francophonie, son importance et son utilité pour la prospérité nationale et les relations régionales et internationales épanouies.

Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique vient de publier un communiqué à ce propos, qui brise relativement et pour la première fois au cours de ces dernières année un véritable tabou, tenant à imposer à tout prix la langue arabe, ce qui est synonyme d’une épuration linguistique pure et simple d’importantes composantes du pays, notamment leur exclusion totale de tout accès à la fonction publique et de toute chance de participation aux concours de recrutement étatiques.

Incarnant en partie, la vision clairvoyante et saine de son défunt père et ancien président feu Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, qui avait juré de refonder l’unité nationale et de repanser les plaies (passif humanitaire, retour des déportés,), ce qui ne pourrait se faire, sans réhabiliter le français face à une arabisation à outrance, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Amal Sidi Ould Cheikh Abdallahi, peut se réjouir aujourd’hui d’avoir concrétisé, peu soit-il, le cher rêve de son défunt père.

En effet, en défendant le français, sans manquer d’arguments sur les bienfaits de cette langue et sans non plus, porter le moindre préjudice à l’arabe, la ministre a assimilé l’intérêt accordé au français à l’attention témoignée par la Mauritanie plurielle à “sa diversité culturelle, à son pluralisme linguistique et aux valeurs d’échange et de participation que consacre sa vocation”.

Ci-après le communiqué on ne peut plus clair sur l’importance de la langue de Molière, écrit, semble-t-il, comparés à bien des déclarations officielles de français médiocre, par d’illustres académiciens mauritaniens:

“Les manifestations marquant la semaine de la Francophonie ont été clôturées dimanche à Nouakchott par une cérémonie organisée par le ministère de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement, la Commission nationale pour l’éducation, la culture et les sciences et l’Association mauritanienne de la Francophonie.

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ministre de la Culture par intérim, Mme Amal Sidi Ould Cheikh Abdallahi, a déclaré, à cette occasion, que la Mauritanie, à l’instar des États membres de l’Organisation internationale de la Francophonie, célèbre cet événement culturel mondial (Journée de la Francophonie) comme une concrétisation de l’intérêt accordé par la Mauritanie à sa diversité culturelle, à son pluralisme linguistique et aux valeurs d’échange et de participation que consacre sa vocation.

C’est cette vocation qui a renforcé son appartenance aux différentes régions culturelles et civilisationnelles du Maghreb, du Sahel, de l’Afrique, de l’Afrique subsaharienne et de la région euro-méditerranéenne, dont la langue française et la culture française sont le lien et le véhicule essentiels pour les échanges commerciaux et culturels.

La ministre a souligné que la commémoration de cette journée est également conforme à la volonté déclarée du Président de la République, Son Excellence M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, et à la position centrale qu’il donne à l’unité nationale, au renforcement de l’harmonie entre les différentes composantes de notre peuple et à la promotion de la diversité culturelle dans le pays.

Elle a attiré l’attention sur l’importance du français comme moyen essentiel d’ouverture à de nombreux peuples en leur permettant de découvrir, de partager et de communiquer avec nos cultures dans les nobles valeurs de fraternité, de diversité et de tolérance, grâce à la beauté de la langue française et à sa capacité à exprimer la diversité linguistique et culturelle.

La manifestation intervient dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la langue française, le 20 mars de chaque année, qui a connu la distribution de prix aux participants à la Semaine de la Francophonie, en particulier les lauréats de la nouvelle littéraire et du roman ainsi que ceux des contes pour enfants.

La cérémonie s’est déroulée en présence des ministres du pétrole, de l’énergie et des mines et de l‘élevage ; du wali Nouakchott- Ouest ; du hakem de Tevragh Zeina ; de certains cadres du ministère de la culture ; du président de l’Association mauritanienne de la Francophonie ; de SEM. l’ambassadeur de France accrédité en Mauritanie et d’un parterre d’hommes de culture du pays.