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États-Unis : au moins 50 migrants retrouvés morts dans un camion charnier au Texas

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États-Unis : au moins 50 migrants retrouvés morts dans un camion charnier au Texas

Au moins 50 migrants ont été retrouvés morts, lundi 27 juin, dans un camion à San Antonio, grande ville du Texas à environ 240 km de la frontière avec le Mexique. 

Seize personnes (douze adultes et quatre enfants) ont été prises en charge et étaient « conscientes » lors de leur transport vers des hôpitaux des environs, a précisé le chef des pompiers de la ville.

Le camion transporté des migrants du Mexique aux Etats-Unis, après une journée de forte chaleur où la température a frôlé les 40 °C, trois personnes ont été interpellées, ont indiqué les autorités.

« Nous sommes confrontés ce soir à une horrible tragédie humaine », a commenté Ron Nirenberg, maire de San Antonio. « Nous espérons que les personnes responsables d’avoir placé ces gens dans de telles conditions inhumaines seront poursuivies dans toutes les limites de la loi. »

Des véhicules rarement climatisés

Les camions tels que celui retrouvé à San Antonio, grande ville du Texas à environ 240 km de la frontière avec le Mexique, sont un moyen de transport fréquemment utilisé par des migrants souhaitant entrer aux États-Unis. Un tel voyage est extrêmement dangereux, d’autant que ces véhicules sont rarement climatisés et que leurs occupants en viennent rapidement à manquer d’eau.

« Les patients que nous avons vus étaient brûlants au toucher, ils souffraient de coups de chaleur, d’épuisement dû à la chaleur, on n’a pas trouvé trace d’eau dans le véhicule », a énuméré le chef des pompiers.Le charnier a été découvert par un individu travaillant non loin, qui a « entendu un appel au secours » et s’est approché pour voir de quoi il retournait, a raconté le chef de la police de San Antonio, William McManus, lors de la conférence de presse. Trois personnes ont été interpellées, a-t-il précisé, mais « nous ne savons pas si elles sont absolument liées à ceci ou non ». L’enquête, désormais fédérale, a été confiée aux enquêteurs du ministère de la sécurité intérieure.