Accueil MAURITANIE Biram : Le complot sur le style Ghazouani saborde la concertation

Biram : Le complot sur le style Ghazouani saborde la concertation

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Les raisons non déclarées à l’origine de la suspension de la concertation sont dues au complot sur le style adopté par le Président Mohamed Ould Ghazouani, dans sa quête de l’apaisement et à la confiscation de la feuille de route dont il s’est fait sienne et grâce à laquelle, il a gagné la confiance tant des opposants que des partisans, a affirmé le jeudi 2 juin courant, le député et président de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) Biram Dah Abeid, cité par le confrère Alakhbar.

 C’est l’Autorité Exécutive qui assume la responsabilité de cette suspension et non les parties prenantes aux concertations, ni non plus le ministre Yahya Ould Ahmed Waghef, même s’il en fait partie, a-t-il précisé.

 Certaines pontes du pouvoir Exécutif ont la nostalgie des pratiques de la décennie, a-t-il ajouté, qualifiant l’arrêt des concertations de coup dur porté au principal acquis réalisé par Ould Ghazaouni et auquel tout le monde s’est joint, disant qu’il ne fera que rendre les choses plus complexes.

La suspension des concertations est un précieux présent offert aux prêcheurs de la tension et de la monotonie dont tous les mauritaniens ont ras-le-bol, qui fortifiera l’aile des faucons au sein du système et poussera beaucoup de partis jusque-là armés d’optimisme prudent, à la déception face à cet espoir.

La pertinence l’honnêteté ont fait défaut aux récents propos de Ould Waghef, du fait que le dialogue ou la concertation ne se font pas entre partis politiques en l’absence de l’Autorité d’une part et parce que l’objet des discussions porte sur les problèmes qui entravent la marche régulière de la démocratie en Mauritanie, depuis sa création en 1992 d’autre part, a précisé le député.

Le premier responsable de ces problèmes qui perturbent le pluralisme et minent la paix civile est l’Autorité, a-t-il souligné, disant que ce lourd passif a été hérité par Ould Ghazouani, qui devait s’empresser à remédier à ces profonds disfonctionnements qui représentent par ailleurs le plus important des titres de la concertation.