De récentes statistiques espagnoles révèlent une diminution du nombre de pirogues clandestines quittant le littoral mauritanien pour rejoindre les îles Canaries cette année. En revanche, les flux au départ du Maroc ont enregistré une progression marquée, en dépit d’une recrudescence globale des arrivées sur la période récente.
D’après les informations rapportées par le média El Español, près de 60 % des embarcations ayant accosté aux îles Canaries en 2026 étaient originaires du Maroc, alors que ce taux se situait aux alentours de 30 % l’année précédente.
Cette mutation intervient en parallèle d’un regain d’activité sur la route de l’Atlantique. Au cours du mois de septembre dernier, au moins 2 124 migrants ont atteint l’archipel espagnol, contre 737 pour la même période en septembre 2025, ce qui représente un volume près de trois fois supérieur à celui de l’an passé.
Malgré cette accélération constatée en septembre, les données partagées par l’agence de presse EFE indiquent que 7 179 personnes au total sont arrivées par voie maritime dans l’archipel entre le début de l’année et la fin du mois de septembre. Ce cumul annuel pour 2026 demeure ainsi en deçà des indicateurs observés l’année dernière.
Du côté des destinations, les îles d’El Hierro et de Lanzarote concentrent la majorité des arrivants depuis janvier, la première ayant dénombré 3 515 migrants et la seconde 2 133.
Le mois dernier, le gouvernement espagnol s’est félicité de la qualité de la coopération opérationnelle avec la Mauritanie, le Sénégal et le Maroc dans le contrôle de l’immigration clandestine, saluant particulièrement les opérations d’interception en mer et la neutralisation des filières de passeurs


