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Bien-être: les filles ont plus souffert de l’impact de la pandémie de COVID-19

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Bien-être: les filles ont plus souffert de l'impact de la pandémie de COVID-19

Une étude affirme que la pandémie de COVID-19 et les restrictions sociales associées ont provoqué un impact négatif plus important sur le bien-être des adolescentes. Les filles étaient en effet plus susceptibles que les garçons de faire savoir que la crise sanitaire a affecté négativement leur vie quotidienne, leurs résultats scolaires et leur santé mentale.

Stress continu, peur, chagrin, incertitude… Le Covid-19 a eu d’importantes répercussions dans le quotidien de millions d’enfants et d’adolescents, mais aussi sur leur bien-être mental. Certains ont perdu un parent à cause du COVID-19 tandis que d’autres ont vu leur famille perdre leur stabilité financière pendant la pandémie.

Dans le même temps, des soutiens essentiels notamment l’école, les services de santé et d’autres soutiens communautaires ont été interrompus pendant les périodes de confinement. Or selon l’OMS, la pandémie a perturbé ou interrompu des services de santé mentale essentiels dans 93 % des pays du monde, alors que la demande de soutien dans ce domaine est en augmentation.

Dans une étude basée sur une enquête menée auprès de 523 adolescents en Islande, les filles ont signalé un impact négatif plus important de la pandémie de COVID-19 sur leur bien-être et leur comportement par rapport aux garçons, et ont par ailleurs été plus sensibles aux symptômes dépressifs. 

L’étude publiée dans la revue JCPP Advances révèle que des symptômes dépressifs plus élevés étaient associés à une utilisation passive accrue des médias sociaux et à une diminution des contacts avec les membres de la famille par téléphone ou sur les réseaux sociaux chez les filles, ainsi qu’à une diminution du sommeil et une augmentation du temps passé à jouer aux jeux en ligne chez les garçons.

Maintenir le lien social, recommandation la plus importante pour les jeunes

Selon les chercheurs, les facteurs en cause n’ont pas été difficiles à identifier : « l’inquiétude que d’autres personnes contractent la COVID-19, les changements dans les routines quotidiennes et scolaires et le fait de ne pas voir d’amis en personne figuraient parmi les principaux facteurs de mauvaise santé mentale évoqués par les jeunes, en particulier les filles. »

Leurs résultats suggèrent donc qu’une routine régulière et le maintien de liens sociaux peuvent aider les jeunes, garçons et filles, à faire face à l’incertitude et aux restrictions sociales liées à une pandémie. Mais les adultes devraient porter une attention particulière aux symptômes dépressifs chez les filles pendant une pandémie.

« Ces résultats suggèrent que les prestataires de soins de santé , les enseignants et les autres professionnels doivent surveiller en particulier les symptômes dépressifs et le bien-être des filles pendant la COVID-19 et ses conséquences. », note l’auteur principal de l’étude, le Pr Thorhildur Halldorsdottir, de l’Université de Reykjavik.

Bien que ces conclusions ne suggèrent pas une augmentation des tentatives de suicide, l’équipe scientifique évoque « un problème de santé publique important », à surveiller de près après la fin de la pandémie. Car il est possible qu’un effet retardé se produise au moment de l’âge adulte chez les adolescentes ayant présenté d’importants symptômes dépressifs.

santé magazine

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