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Nouvelles chances pour les salafistes pour revenir à la raison

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Nouvelles chances pour les salafistes pour revenir à la raison

Pour donner des résultats efficaces, la lutte contre la radication interpelle les Etats exposés à cette menace, qui trouve parfois dans les milieux sociaux et économiques, un terreau fertile pour s’implanter, croitre et se répandre aux autres segments de la vie, notamment politique, le recours au dialogue interreligieux devait une nécessité pour les Etats qui veulent être à l’abri de cette menace à fragmentation.

La Mauritanie a mis en place plusieurs mécanismes afin de juguler l’extrémisme, sur lesquels, le président mauritanien Ould Ghazouani est revenu dans sarécente interview accordée au site Web français « l’opinion ».

« Le dialogue interreligieux est un des volets de la lutte antiterroriste. Nous travaillons depuis plusieurs années à déradicaliser les personnes qui se sont dévoyées dans de faux combats religieux », a-t-il confié, mettant en exergue, l’intervention des oulémas pour faire comprendre aux terroristes en prison que la voie qu’ils avaient suivie n’était pas celle de l’islam véritable.

Ce qui a fini par donner des résultats positifs, puisqu’un bon nombre « d’entre eux sont aujourd’hui repentis et ont pu reprendre une vie normale », a-t-il dit.

“Nous mettons surtout l’accent sur la prévention pour éviter que des jeunes ne soient tentés par l’aventure des groupes terroristes », a indiqué l’homme fort de Nouakchott, selon lequel « Ce travail commence dès le plus jeune âge à l’école moderne et dans les mahadras, à travers l’encadrement apporté par le ministère des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel ».

Et au couronnement de cette lutte, la tolérance et l’effort déployé pour rééduquer les endoctrinés, en leur ouvrant les perspectives de repenti et d’insertion dans la société et même dans la vie active.

A ce propos, le président rappelle que l’objectif du pays n’est pas de remplir les prisons, déjà suffisamment saturées, particulièrement « pour des affaires de délinquance ».

« Iil ne faut pas trancher définitivement à l’égard de certains qui ont déjà payé une partie de leur dette à l’égard de la société, reconnu leurs erreurs, et se trouvent sur la bonne voie. Il faut leur donner leur chance », a-t-il précisé.