La Mauritanie a engagé une série de mesures visant à faire face à la hausse des prix de l’énergie sur les marchés internationaux, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, notamment autour du détroit de Hormuz.
À l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Houssein Ould Amadou, a annoncé l’entrée en vigueur, à compter de jeudi, d’une restriction de la circulation en milieu urbain. Les véhicules transportant des personnes et des marchandises seront interdits de circulation entre minuit et 5 heures du matin. Il a précisé que cette mesure ne constitue pas un couvre-feu, mais vise exclusivement à limiter la circulation automobile durant cette tranche horaire.
Selon le porte-parole, ces décisions s’inscrivent dans un ensemble d’actions destinées à atténuer l’impact de la hausse des prix du gaz et des carburants, tout en assurant la protection des citoyens à travers les mécanismes de soutien social existants. Elles interviennent dans un contexte de crise sans précédent sur les marchés mondiaux de l’énergie.
Dans le même cadre, les autorités ont procédé à une augmentation des prix des carburants. Le diesel a ainsi enregistré une hausse de 10 %, atteignant 564 ouguiyas par litre, tandis que le prix de l’essence a augmenté de 15,3 %, pour s’établir à 590 ouguiyas le litre. L’État continue toutefois de prendre en charge une partie des coûts afin d’en limiter l’impact sur les consommateurs.
Parallèlement, les prix du gaz domestique ont été réajustés. La bouteille B12 est désormais fixée à 5 000 ouguiyas, contre plus de 9 000 auparavant, tandis que les bouteilles B6 et de 2 kg sont respectivement vendues à 2 400 et 1 100 ouguiyas. Les autorités assurent maintenir un niveau de subvention significatif pour ces produits essentiels.
Dans ce contexte, le député mauritanien Zein El Abidine Ould El Mounir a appelé ses collègues parlementaires à contribuer volontairement à l’effort national. Il a proposé une déduction sur les salaires des députés au profit de la campagne d’austérité.
Selon lui, l’esprit de responsabilité nationale impose d’élargir le cercle de solidarité face à cette conjoncture délicate, tout en préservant l’équilibre entre les réformes engagées et les mesures de soutien social adoptées par le gouvernement.


