Accueil MAURITANIE L’ex “argentier” d’Aziz avoue avoir fait tort à des parties!?

L’ex “argentier” d’Aziz avoue avoir fait tort à des parties!?

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 « Certes, j’ai fait des erreurs au cours de cette période, gâché des opportunités précieuses, improvisé des réformes importantes et commis des injustices envers de nombreuses parties, dont j’estime la non reconnaissance de malhonnête et que le refus des dirigeants politiques d’assumer leur responsabilité de solidarité collective en cas d’espèce est aussi de la lâcheté ».

Ces déclarations sont celles faites à Essahraa Online par l’ancien ministre des finances de l’ex président Mohamed Ould Abdel Aziz au cours de la fameuse décennie de corruption, en l’occurrence Mokhtar Ould Diay.

Ce dernier avait bénéficié d’un arrêt des poursuites judiciaires engagées contre lui et qui continuent de traquer d’autres de la “génération gouvernementale” du régime de l’ex homme fort de Nouakchott, dont l’inculpation a été confirmée par l’instruction et dont les dossiers de ses éléments avaient été transmis au parquet.

L’ex argentier public a été même très louangeur à l’endroit de l’actuel pouvoir du président Ghazouani, qui dira-t-il, représente “une chance pour le pays en cette période critique, eu égard à ses bonnes vertus et son expérience”.

Ould Diay refuse toutefois de présenter la gouvernance de la décennie de corruption de globalement négative, qualifiant “la tentative de présenter tout ce qui a été fait au cours de l’étape passée comme de la criminalité et de la corruption” d’être loin de la vérité et de constituer “une grande offense pour une partie importante de l’élite respectée du pays”.

 « La période écoulée a été marquée par de grandes réalisations et d’importantes réformes, dont je suis fier d’avoir contribué à la mise en place de certaines d’entre elles », a-t-il affirmé.

Toutefois, l’ex ministre rejette d’assumer une quelconque responsabilité individuelle du passif de la fameuse décennie, précisant que sa mission au sein de l’ex régime lui impose de répondre à la responsabilité collective qui interpelle, soulignera-t-il, les dirigeants politiques, soucieux de s’épargner toute lâcheté, d’assumer leur responsabilité de solidarité collective