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Langue, souveraineté et projection – Ce que révèle la candidature mauritanienne à la Francophonie

by Senalioune
26/02/2026
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Langue, souveraineté et projection – Ce que révèle la candidature mauritanienne à la Francophonie
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La candidature de Coumba Bâ à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie dépasse le simple fait diplomatique. Elle nous invite à clarifier notre propre architecture nationale. La Mauritanie a fait le choix constitutionnel de consacrer l’arabe comme langue officielle, un choix inscrit dans son histoire et son ancrage culturel. Mais l’État s’inscrit aussi dans une société plurielle, sahélienne et africaine, où les langues nationales participent pleinement à l’équilibre social et à la transmission des mémoires collectives. La Mauritanie est sahélienne par sa géographie et ses équilibres, africaine par sa sociologie et son destin. Elle est traversée par le pulaar, le soninké, le wolof, langues nationales porteuses de mémoires, de savoirs et de visions du monde. Notre identité n’est pas monocorde. Elle est stratifiée.

Dans ce contexte, parler de Francophonie ne devrait pas déclencher de réflexes défensifs. Une langue internationale n’est pas une menace. C’est une plus-value. C’est un apport d’ouverture, un instrument de coopération, un levier de mobilité, et souvent une voie concrète vers le développement. L’arabe structure notre État. Les langues nationales irriguent notre société. Le français ouvre des circuits diplomatiques, économiques et universitaires. Il n’y a pas antagonisme. Il y a articulation.

D’ailleurs, la Francophonie elle-même a changé de nature. L’Afrique représente aujourd’hui plus de 60 % des locuteurs francophones dans le monde selon les données de l’OIF, et cette proportion devrait dépasser les 80 % à l’horizon 2050. Autrement dit, l’espace francophone n’est plus périphérique pour le continent, il devient l’un de ses terrains d’influence majeurs. La question n’est donc pas de subir la Francophonie, mais d’y peser. La puissance moderne ne repose plus sur l’uniformité linguistique, mais sur la capacité d’interagir dans plusieurs sphères. Un pays qui assume sa langue officielle tout en pratiquant un plurilinguisme stratégique ne s’affaiblit pas. Il s’équipe.

D’autres États ont compris cette logique. Le Maroc, tout en consolidant l’arabe et l’amazigh, mobilise le français et l’anglais comme instruments de projection économique. Le Rwanda, après avoir opéré un basculement linguistique majeur, a intégré plusieurs espaces internationaux sans renier sa souveraineté. Le Sénégal, enfin, a su articuler langues nationales, français et diplomatie culturelle pour accroître son influence régionale. Aucun de ces pays n’a perçu la pluralité linguistique comme une capitulation. Ils en ont fait un outil. Ceux qui pensent que défendre l’arabe exige de réduire les autres langues se trompent de combat. La souveraineté n’est pas l’isolement. Elle est la capacité de choisir ses instruments. La Mauritanie occupe une position singulière. Elle peut dialoguer avec le Maghreb, comprendre le Sahel, participer aux dynamiques ouest-africaines et peser dans l’espace francophone. Peu de pays disposent de cette configuration. La candidature mauritanienne à la direction de l’OIF ne doit donc pas être lue comme une contradiction. Elle peut être interprétée comme l’expression d’un pays qui assume sa pluralité et la transforme en levier d’influence.

Il n’y a d’ailleurs aucun paradoxe, ni aucune incompatibilité institutionnelle, à ce qu’un pays dont la langue officielle est l’arabe aspire à diriger l’OIF ; l’histoire de l’organisation montre que la diversité linguistique des États membres n’a jamais constitué un obstacle à l’exercice de responsabilités internationales. La Francophonie n’est plus un simple héritage figé. Elle est devenue un espace politique, culturel et économique, mais aussi un cadre de coopération Sud-Sud, où les États africains redéfinissent progressivement les équilibres internes. Si elle doit se réinventer, elle aura besoin de pays capables de parler plusieurs langages, au sens propre comme au sens stratégique. La Mauritanie est de ceux-là. Valoriser l’arabe ne signifie pas marginaliser les langues africaines. Valoriser les langues nationales ne signifie pas fermer les portes internationales. S’ouvrir à la Francophonie ne signifie pas renoncer à notre identité. Notre force n’est pas la simplification. Notre force est l’équilibre. Au fond, cette candidature nous renvoie à une évidence. La Mauritanie n’est pas un pays à choisir entre ses appartenances. Elle est un pays à organiser ses appartenances. Et lorsqu’un État parvient à transformer sa diversité en cohérence, il ne subit plus les espaces internationaux. Il y entre avec méthode. Ce que révèle cette candidature n’est pas une contradiction. C’est la possibilité d’une doctrine mauritanienne du plurilinguisme stratégique.

Mansour Ly

Tags: CoumbaOIF
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