Accueil Afrique Ghazouani a-t-il réussi à calmer la colère de la CEDEAO?

Ghazouani a-t-il réussi à calmer la colère de la CEDEAO?

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L’instabilité n’affecte pas seulement le Mali, mais également la Mauritanie en tant que l’un des pays du Sahel.

C’est l’Envoyée spéciale du Président en exercice de la CEDEAO, en l’occurrence Mme Shirley Ayorkor Botchwey, également la ministre des Affaires étrangères du Ghana, qui a tenu ces affirmations aujourd’hui mercredi 12 janvier dans la capitale mauritanienne Nouakchott.

Des déclarations qui interviennent après une audience qu’elle a eu au palais ocre avec le Président mauritanien Mohamed Ould Cheikh Ghazouani.

Des propos plus apaisés de la CEDEAO très remontée contre le Mali et son Conseil de la transition militaire au point de lui infliger un embargo qualifié, par les observateurs régionaux et internationaux de très dur pour un pays déjà assagi par le terrorisme

Des sanctions qui indisposent considérablement les autorités de Nouakchott, plutôt guidées par leurs intérêts économiques et géostratégies face à un Mali où les terroristes font régner la peur et où les choses pourraient aussi se gâter dans les prochains mois avec l’arrivée des mercenaires russes dont la puissance pourrait faire fuir les djihadistes vers le no man’s land mauritanien et par conséquent faire propager l’insécurité .

Pour l’Envoyée spéciale de la CEDEAO, on comprend également que l’embargo sera préjudiciable également aux Etats du Sahel et à l’ensemble des États de l’organisation.

Ces assurances conjuguées au veto sino-russe contre une décision française portée contre le Mali, conduiront-elles alors la CEDEAO à chercher d’autres options plus souples pour faire revenir la normalité constitutionnelle dans ce pays qu’un embargo qui affame le peuple et étale ses impacts néfastes sur les Etats voisins.

Tout semble montrer que le Président mauritanien a usé de tout son tact pour pouvoir préserver à la fois son capital de confiance auprès de la CEDEAO tout en s’abstenant de lâcher le Mali et indirectement, de laisser son pays à la merci des vecteurs de l’insécurité transfrontalière.