Accueil Afrique Déclaration intégrale du Chef de la diplomatie malienne à Nouakchott

Déclaration intégrale du Chef de la diplomatie malienne à Nouakchott

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“Nous sommes à Nouakchott porteur d’un message de Son Excellence Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef d’État du Mali à son grand frère le Président de la République Islamique de Mauritanie, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani auprès duquel nous devrions à la tête d’une importante délégation ministérielle apporter un message d’amitié, de gratitude, de solidarité et de fraternité.

Ce message se situe d’abord dans le contexte du Mali, notamment des défis et des avancées liés au processus de la Transition marquée par la tenue en fin décembre dernier des assises de la Refondation, assises pour lesquelles nous devrions apporter des conclusions à l’attention du Président de la République Islamique de Mauritanie, demander ses conseils, ses orientations et son implication auprès des frères maliens pour que nous puissions trouver une solution à ces difficultés.

Cette visite intervient aussi dans un contexte difficile au moment où notre pays fait face à des sanctions de la part de l’UMOA et de la CEDEAO. Malgré ces sanctions qui frappent injustement le peuple malien et qui causent des difficultés au mali et au voisinage immédiat, le Président de la Transition m’a demandé de rassurer son frère le Président de la République Islamique de Mauritanie de l’engagement constant du Mali pour trouver réponse à ces difficultés à travers le dialogue et la concertation et de toujours œuvrer à trouver le bon équilibre entre les aspirations du peuple malien et les demandes de la communauté internationale.

Sur l’ensemble de ces questions, nous avons eu les assurances de la part du Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani que tout ce qui est nécessaire sera fait, parce que la Mauritanie et le Mali sont des pays amis, des frères, certains même diront, des pays parents. Tout ce qui touche la Mauritanie touche le Mali et tout ce qui touche le Mali touche également la Mauritanie. Et que dans ce contexte particulier, le Mali peut toujours compter comme cela a été toujours le cas, à travers les âges, sur la solidarité et le soutien de la Mauritanie à la République du Mali, particulièrement en ce moment difficile et que tout sera fait pour le confort des populations maliennes.

Donc nous sommes là dans le cadre de ces discussions et pour exprimer notre grande reconnaissance et notre gratitude à la République Islamique de Mauritanie pour sa solidarité agissante auprès du Mali.

Il s’agit aussi de donner les assurances nécessaires que nous allons cheminer la main dans la main sur la voie du dialogue pour faire en sorte que le processus de Transition au Mali puisse se terminer dans un cadre consensuel, de dialogue et souhaiter aussi que la communauté régionale, africaine comme la communauté internationale puisse faire le pas nécessaire pour mieux comprendre et apprécier la situation au niveau de notre pays.

Sur l’ensemble de ces questions, nous avons bénéficié des sages conseils du Président de la République Islamique de Mauritanie qui connait le mali aussi bien que chacun de nous et dont la contribution sera toujours nécessaire pour la paix, la stabilité, l’entente et la fraternité entre les peuples mauritanien et malien, et les peuples du sahel de façon générale”.

Le ministre malien des Affaires étrangère et de la coopération internationale, M. Abdoulaye Diop, a fait cette déclaration à l’AMI, à sa sortie d’’audience, avec le le Président mauritanien Ould Cheikh El Ghazouani,

Non loin de ce sujet et de ses tenants et aboutissants, soulignons la tenue quelques heures après cette déclaration du Chef de la diplomatie malienne, d’une séance de travail à Nouakchott, entre les délégations mauritanienne et malienne, coprésidée par les ministres des Affaires étrangères des deux Etats, respectivement Ismail Ould Cheikh Ahmed et M. Abdoulay Diop,.

“La rencontre a porté sur les domaines de coopération entre les deux pays, les moyens permettant de les développer et de les renforcer davantage ainsi que les questions régionales et internationales d’intérêt commun”, indique-t-on officiellement, quoique l’ordre du jour est censé tourner plutôt sur l’embargo imposé par la Cedeao et les voies et moyens d’atténuer ses répercussions, tout en tenant compte des contraintes politiques et économiques régionales et internationales .