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Le Grand Prix Hassan II de l’Eau remis à l’OMVS

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Le ministre de l’Equipement et de l’Eau, M. Nizar Baraka, a procédé, lundi à Diamniadio, près de Dakar, à la remise de la septième édition du Grand Prix Mondial Hassan II pour l’Eau, décernée à l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), en la personne du Haut Commissaire de l’organisation Hamed Diané Séméga.

Le lauréat de la 7-ème édition du Grand Prix Mondial Hassan II a été récompensé pour son engagement sur le thème «La sécurité de l’eau dans les territoires pour le développement durable et la sécurité alimentaire».

La remise du Grand Prix Mondial Hassan II de l’Eau s’est déroulée lors d’une cérémonie organisée à l’occasion de l’ouverture de la 9-ème édition du Forum mondial de l’Eau, qui se tient jusqu’au 26 mars au Centre international de conférences Abdou DIOUF (CICAD) à Diamniadio, sous le thème “Sécurité de l’eau pour la paix et le développement”.

L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) est une organisation intergouvernementale de développement créée le 11 mars 1972 à Nouakchott par le Mali, la Mauritanie et le Sénégal, en vue de gérer le bassin versant du fleuve Sénégal, bassin qui s’étend sur une surface de 289.000 km2.

A signaler que l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), basée à Dakar, a été nominée cette année pour le prix Nobel de la Paix 2022.

De prestigieuses institutions et une éminente personnalité ont décidé de proposer la candidature de cette organisation sous régionale regroupant la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal.

Elles estiment que l’organisation a “démontré depuis 50 ans, qu’un cours d’eau peut être à la fois vecteur de paix régionale, levier de progrès économique et ferment d’une culture commune, mettant en œuvre des principes de gouvernance et des programmes d’action garantissant une utilisation durable et partagée de l’eau entre ses quatre pays riverains”.

La candidature de l’OMVS a été proposée par Erik Orsenna, économiste, écrivain, professeur et membre de l’Académie française, ainsi que par des institutions comme le Geneva Water Hub, un centre de l’université de Genève qui promeut un plaidoyer politique pour l’utilisation de l’eau comme instrument de paix et de coopération.

“Ils ont estimé qu’à l’heure où les conflits liés à l’eau vont se multiplier sous les effets du changement climatique et de la pression démographique, l’OMVS peut inspirer d’autres bassins fluviaux pour promouvoir la solidarité entre territoires amont et aval autour de la gestion de la ressource en eau en tant que bien commun”, soulignait un communiqué de la cellule de communication de l’OMVS.

Ainsi, “récompenser l’OMVS enverrait un message politique fort : affirmer que l’eau est au cœur des futurs enjeux géopolitiques, diffuser et pérenniser un modèle de gouvernance transfrontalière exemplaire à partir d’un continent malheureusement marqué par l’instabilité politique et les conséquences déjà perceptibles du changement climatique”, estiment-ils.

Ils ajoutent que “cette nomination est une nouvelle distinction qui arrive au moment où la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal célèbrent le cinquantenaire de la création de l’OMVS, 50 ans de gestion exemplaire du fleuve”.

L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Se ne gal a e te cre e e en 1972 par le Mali, la Mauritanie et le Se ne gal, rejoints en 2006 par la Guine e. Elle a été mise en place dans le but de gérer le bassin versant du fleuve Sénégal.

Le fleuve Sénégal s’écoule dans le sens est-ouest sur 1.790 km. Il naît de la rencontre du Bafing, le fleuve «noir», descendu du Fouta-Djalon, à 800 mètres d’altitude, et du Bakoye, le fleuve «blanc», qui prend sa source sur le plateau mandingue. Son principal affluent est le Falémé, qui draine toute la partie est du Sénégal.

Le bassin du fleuve s’étend sur 337.500 km2, et la population qui y vit représente 16 % de celle des trois pays riverains (la moitié au Sénégal, 5 % au Mali, le reste en Mauritanie). Le bassin est caractérisé par l’avancée du désert et le débit aux variations saisonnières très fortes.

Le Grand Prix Mondial Hassan II pour l’Eau, créé en mars 2000, est une initiative menée conjointement par le Royaume du Maroc et le Conseil mondial de l’eau, en hommage à Feu Sa Majesté Hassan II, pour Sa vision éclairée et stratégique en matière de protection et de gestion intégrée et durable des ressources en eau et pour ses actions en faveur de la coopération internationale et de la préservation des ressources en eau.

Le Grand Prix Mondial Hassan II de l’Eau est attribué tous les trois ans à l’occasion de chaque édition du Forum en récompense aux initiateurs de projets dans le domaine de l’eau.

Il est attribué à une personne, un groupe de personnes, une institution ou organisation ayant accompli une importante contribution dans les domaines du développement et de l’utilisation des ressources en eau, au niveau tant scientifique qu’économique, technique, environnemental, social, institutionnel, culturel ou politique.

Ainsi, après Kyoto en 2003, Mexico en 2006, Istanbul en 2009, Marseille en 2012, Daegu-Gyeongbuk en 2015, et Brasilia en 2018, le Prix a été remis pour la septième fois lors du 9ème Forum mondial de l’eau de Dakar à l’OMVS

Lematin.ma