Accueil Afrique Besançon : C’est parti pour le 21e festival Lumières d’Afrique

Besançon : C’est parti pour le 21e festival Lumières d’Afrique

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Le festival Lumières d’Afrique est de retour cette année. C’est le film « Aya » qui sera projeté en ouverture ce samedi 6 novembre à 14 h. Toutes les projections auront lieu au cinéma Mégarama Beaux-Arts, avec tarif unique et préférentiel de 5 €.

Après un passage à vide en 2020, le festival Lumières d’Afrique est de retour du 6 au 14 novembre avec 34 propositions, dont 13 longs-métrages de fiction, 11 courts-métrages et 10 documentaires projetés en 26 séances ; 15 pays d’Afrique représentés, avec des invités, avant-premières, inédits, reprises, sans oublier, en lien avec l’évènement, l’exposition de peinture de Jean Charles Thoulouze aux Bains Douches jusqu’au 30 novembre.

Les projections au cinéma Mégarama Beaux-Arts à 5 €

« Cette année, toutes les projections ont lieu au cinéma Mégarama Beaux-Arts, avec tarif unique et préférentiel de 5 € », précise Gérard Marion, l’organisateur du festival. En revanche, pas de compétition, pas de jury pour cette 21e édition, qui s’appuie sur une communication faisant abstraction du papier, participant ainsi à la protection de l’environnement, un thème, avec le dérèglement climatique, que l’on retrouve dans de nombreux films.

Début ce samedi 6 novembre, à 14 h

« Aya », le film de fiction projeté en ouverture ce samedi 6 novembre à 14 h, a pour toile de fond un village ivoirien qui s’efface, mangé par l’océan. Dans « Marcher sur l’eau », docu tourné dans le nord du Niger, les habitants du village de Tatiste, victime du réchauffement climatique, se battent pour l’accès à l’eau.

L’eau est un moyen de transporter les hommes dans « En route pour le milliard », un docu franco-congolais dans lequel, 21 ans après le conflit de Kisangani, des rescapés parcourent 1 734 km sur le fleuve Congo pour tenter d’obtenir réparation à Kinshasa. Dans une Afrique toujours en guerre, le cinéma ne cesse de faire écho à la violence d’hier et d’aujourd’hui.

Plusieurs films reviennent sur le conflit colonial franco-algérien qui ne semble pas s’être achevé en 1962. A ne pas manquer, la version restaurée du film culte « La bataille d’Alger » de Gillo Pontercorvo ainsi que « Mémoire d’appelé », un documentaire du jeune Franc-Comtois Thibaut Garcia, réalisé suite à de longs échanges avec son grand-père qui a vécu la guerre d’Algérie.

Des films plus légers également, à voir en famille, comme « A fon de cirk », précédé de démonstrations circassiennes de l’équipe du Serious Road Trip Besançon, ainsi que des films émotion, comme « La femme du fossoyeur », une plongée dans les quartiers pauvres de Djibouti, sans oublier les films musicaux comme « Haut et fort », sur la culture hip-hop au Maroc ou « Tonton Manu », magnifique portrait du regretté Manu Dibango.

Estrepublicain