Accueil MAURITANIE Guide pratique et objectif pour Ghazouani pour un gouvernement de technocrates

Guide pratique et objectif pour Ghazouani pour un gouvernement de technocrates

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Ce guide pratique est fait dans la précipitation afin que le Président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani s’en inspire en profondeur et agit en conséquence de ses recommandations, avant de nommer à la va-vite un 3e gouvernement, qui pourrait être plus médiocre que les deux précédents, d’Ismail Ould Cheikh Sidiya et Mohamed Ould Bilal.

Il y a lieu de noter d’emblée que le Président semble être très mal conseillé, sinon il n’aurait pas perdu 3 précieuses années à monter et à démonter son attelage gouvernemental chaque fois après s’être rendu qu’il ne tiendra pas bon, alors que le compte à rebours de son mandat présidentiel de 5 ans a commencé à se rétrécir.

Le Président Ghazouani doit éviter aussi la précipitation dans ses décisions vitales telles que nommer un gouvernement et prendre donc suffisamment de temps pour murir ses réflexions, notamment en puisant parmi la diaspora, dés lors où les cadres au pays ont montré, en dépit de leurs compétences intellectuelles incontestées, l’impossibilité de se débarrasser des pesanteurs tribales, régionales, clientélistes, népotistes.

La première chose à faire est de désigner un Premier ministre jeune, aux mains propres, qui n’a jamais fait son entrée dans le gouvernement ou l’administration mauritanienne récente, de préférence un fonctionnaire international du genre d’Ibrahima Thiaw, Ghassem Wone, Abdel Weddoud, Kane Oumar et plusieurs autres maures et haratines réputés par leurs compétences et leur probité.

La seconde condition pour désigner un Chef de gouvernement est de tester cette fois la femme mauritanienne, puisque les hommes expérimentés depuis l’indépendance se sont avérés aussi pires les uns que les autres, montrant une Mauritanie prise dans un cercle vicieux, ne pouvant libérer un pied de l’abime que pour voir l’autre s’enfoncer

Il faut aussi jouer, et c’est fondamental, sur la rectification de la parité dans le gouvernement, non pas seulement entre les deux sexes, mais aussi pour les 4 communautés qui composent la Mauritanie et qui se sentent exclues et marginalisées à tous les segments de la Nation.

Sans concrétiser cette revendication, tout sera voué à l’échec et le sentiment de frustration des communautés ira crescendo, quelques soient les potions apportées par Ghazouani pour rebondir

Autrement dit, répartir les 24 départements ministériels ( en principe) de sorte à nommer 12 jeunes hommes et 12 jeunes femmes et veuillez ensuite à faire figurer dans cet attelage gouvernemental, toujours en tenant compte du critère de parité, 4 maures, 4 haratines, 4 peuls, 4 soninkés et 4 wolofs.

Ainsi en jouant sur la compétence, on aura certes le sentiment d’être gouverné suivant une équation communautaire, mais en fait, ce sera plutôt un axiome d’équité, qui pourrait faire renaitre la confiance des mauritaniens en eux-mêmes et d’espérer que le très cher rêve de l’égalité prenne enfin forme et son élan pour devenir une réalité vécue à moyen et long terme et du coup jeter les bases de la réconciliation nationale, de l’unité, du pardon et du consensus.

Selon ce qui précède, on aura ainsi partout et pour chaque communauté 2 hommes et 2 femmes, que le pouvoir doit veiller à confirmer à 100% la probité et les compétences.

Concernant les hommes éligibles pour entrer au prochain gouvernement, il faut mener une enquête sur leurs biens, leurs immobiliers, leurs véhicules, comment ils les ont acquis, leur moralité, leur patriotisme, leur intégrité et leur probité.

Pour les femmes susceptibles d’être nommées ministres, appliquer le même diagnostic et s’assurer en plus qu’elles ne souffrent pas de séquelles liées au gavage, dès lors où ce défaut créé chez elles un gène inséparable de paresse et d’immobilisme qui ne s’harmonisent pas avec la responsabilité de ministre.

Ghazouani qui vient de recevoir la démission de son gouvernement doit aussi prendre conscience que l’administration d’amont en aval est contaminée par le virus de la mal gouvernance, de la démission du service public, de la corruption, du laisser-aller, de l’enrichissement illicite …

Autant dire, qu’une fois le « bon gouvernement » dont les spécificités sont grosso modo définies si haut est nommé, il urge d’appliquer la même mesure d’évacaution aux secrétaires généraux, aux directeurs centraux, dvisionnaires, chefs de services, aux walis, aux Hakems, aux responsables sociétés publiques, en veillant également à reproduire la parité « homme-femme -communautaire » susmentionnée, afin que le citoyen se sente lancé sur une rampe lui permettant de retrouver ses droits et d’espérer l’avènement d’une République au vrai sens du terme.

Il y a lieu aussi d’organiser d’urgence des élections législatives et municipales, afin de mettre en place un parlement objectif capable de servir de régulateur de l’action publique autre que l’actuelle assemblée nationale.

Ghazouani doit aussi rompre avec l’UPR dès lors son échec cuisant se trouve dans celui des deux gouvernements dont il vante les mérites à toutes les occasions.

Afin que le système de Ghazouani soit juste à l’endroit de tous les mauritaniens et ne pas jouer la politique de deux poids deux mesures, la commission d’enquête parlementaire doit être remise au jour pour traquer le gouvernement sortant qui n’est pas blanche neige et dont certains membres se sont avérés plus corrompus que les ministres d’Aziz.