The Mauritanian Network for Human Rights in US (MNHRUS) condamne avec la plus grande fermeté la violente agression perpétrée contre le président Biram Dah Abeid, président de l’IRA (Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie), lors d’une manifestation pacifique organisée le 1er juillet 2026 en soutien aux députés Mariem Cheikh Dieng et Ghamou Achour, qui demeurent détenus dans des conditions décrites comme inhumaines.
Cette attaque choquante constitue une grave violation des droits fondamentaux à la liberté de réunion pacifique, à la liberté d’expression et à la participation politique. Elle représente une nouvelle preuve alarmante de la détérioration continue des droits humains et des libertés démocratiques en Mauritanie.
Selon le président Biram Dah Abeid, après cette agression, lui et son épouse se sont rendus dans un hôpital afin de recevoir des soins médicaux, mais n’ont pas pu obtenir les traitements dont ils avaient besoin, les médecins et les professionnels de santé ayant refusé de les prendre en charge. Si ces faits sont confirmés, ils constitueraient une violation extrêmement grave du droit à la santé et soulèveraient de sérieuses préoccupations quant à une éventuelle ingérence politique dans la prestation des services médicaux. Nous appelons à l’ouverture d’une enquête indépendante sur ces allégations et demandons que tous les professionnels de santé puissent exercer leurs fonctions librement, sans pression ni intimidation politique.
The Mauritanian Network for Human Rights in US tient le gouvernement mauritanien, y compris le ministère de l’Intérieur et les forces de sécurité placées sous son autorité, pour pleinement responsable de la protection de la sécurité, de l’intégrité physique et des droits fondamentaux du président Biram Dah Abeid ainsi que de tous les citoyens exerçant pacifiquement leurs libertés constitutionnelles.
Le recours croissant à la violence contre les manifestants pacifiques, les élus et les défenseurs des droits humains révèle un dangereux schéma de répression destiné à réduire au silence les voix dissidentes et à intimider celles et ceux qui dénoncent l’injustice. De telles pratiques sont incompatibles avec les obligations de la Mauritanie en vertu du droit international des droits de l’homme, notamment de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Nous appelons à la libération immédiate de toutes les personnes détenues pour avoir exercé pacifiquement leurs droits fondamentaux, y compris les députés Mariem Cheikh Dieng et Ghamou Achour. Nous exigeons également l’ouverture d’une enquête impartiale sur la violente agression commise contre le président Biram Dah Abeid afin que tous les responsables, quel que soit leur rang ou leur fonction, soient traduits en justice.
Nous appelons également les Nations Unies, l’Union africaine, l’Union européenne ainsi que tous les gouvernements attachés à la démocratie et aux droits humains à condamner publiquement cette escalade de la répression et à suivre de près la dégradation rapide de la situation des droits humains en Mauritanie. Le silence persistant face à ces abus risque d’encourager de nouvelles violations et de renforcer le climat d’impunité.
The Mauritanian Network for Human Rights in US exprime son entière solidarité avec le président Biram Dah Abeid, les députés Mariem Cheikh Dieng et Ghamou Achour, ainsi qu’avec tous les Mauritaniens qui poursuivent, par des moyens pacifiques, leur lutte en faveur de l’égalité, de la justice, de la dignité humaine et de la gouvernance démocratique.
Nous continuerons à documenter ces violations, à faire entendre la voix des victimes et à travailler avec nos partenaires internationaux afin que les auteurs de violations des droits humains répondent de leurs actes.
The Mauritanian Network for Human Rights in US (MNHRUS)
3 juillet 2026


