Accueil MAURITANIE O. Ahmed Deya : Le maillon faible de la Mauritanie est l’homme!

O. Ahmed Deya : Le maillon faible de la Mauritanie est l’homme!

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Il n’y a pas deux personnes unanimes sur l’intérêt de la nation, puisque chacun murit son propre projet et comment obtenir sa part du gâteau, a affirmé, l’ancien ministre mauritanien Ould Ahmed Deya, exprimant ses vives inquiétudes pour l’avenir de la Mauritanie.

Notre pays jouit de richesses immenses et de ressources naturelles inépuisables, mais son problème se trouve malheureusement dans ses hommes, a-t-il affirmé au cours d’un exposé présenté dimanche soir dernier, 29 mai courant, dans le cadre du premier colloque de la série “Espaces Taqadomy”, organisé sous le thème “la réforme de la richesse humaine est une condition de la lutte contre la corruption”.

Le colonisateur a érigé en système toutes les pratiques de stratification sociale dont souffrait la société mauritanienne, leguant toutefois deux avantages, à savoir l’école et l’administration, lesquelles, si elles avaient été préservées, la Mauritanie ne serait pas assagie par les innombrables problèmes auxquels elle est confrontée actuellement, a indiqué Ould Ahmed Deya.

L’’école au sein de laquelle la première génération a été élevée, prenait en charge tous les frais d’études sans exception aucune et servait par ailleurs comme un outil important dans la lutte contre les inégalités entre les couches dans la société, puisque, une fois les élèves entrés dans les classes, tous les préjugés communautaires se dissipent pour laisser place aux critères d’excellence dans les connaissances.

« Les racines de la guerre entre la réforme et la corruption datent de très longtemps », a affirmé Ould Ahmed Deya, illustrant ses affirmations par des cas de l’époque des compagnons du Prophète Paix et Salut sur Lui et plus tard des étapes de l’État islamique.

Les problèmes dont souffre la Mauritanie sont liés à ce qu’il a appelé «l’État profond», qui rend les décideurs absents et mal informés sur  la gestion des affaires publiques.

Il a illustré ce constat par un cas survenu au temps du Président feu Mokhtar Ould Daddah, qui n’a pas caché sa stupeur en apprenant les résultats d’un rapport établi par Ould Ahmed Deya, puisqu’il n’était pas au courant de ce qui se passait réellement, poursuit Ould Ahmed Deya, selon lequel, la lutte contre la corruption était l’une des causes les plus importantes du coup d’État qui avait conduit au renversement de feu Ould Daddah en juillet 1978.

La priorité passe désormais par la séparation de l’administration et de la politique, a-t-il conseillé.

Si on peut fermer l’œil sur la nomination de politiciens aux postes de ministre et de secrétaire général, tel ne doit pas être pour les autres fonctions, lesquelles doivent être mises à l’abri de la politique, a-t-il conclu.

Source arabe