Accueil Economie La générosité du ciel portera-t-elle bonheur au tandem “Ghazouani-Soko” ?

La générosité du ciel portera-t-elle bonheur au tandem “Ghazouani-Soko” ?

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Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et son consciencieux, chevronné et engagé ministre de l’agriculture Adama Bocar Soko se sont fixés dernièrement de relever, pour ce qui reste du mandat présidentiel de l’homme fort de Nouakchott, le défi de l’autosuffisance alimentaire.

Un engagement publiquement pris, en tenant compte principalement des contraintes imposées par la sècheresse et le déficit pluviométrique persistant.

Mais, fort heureusement pour ce tandem, la générosité du ciel, de laquelle, dépend en moyenne plus ou moins 90% du développement agricole des Etats dans le monde, a été bel et bien au rendez-vous pour la Mauritanie, condamnant Ghazouani et Soko à ne pas rater cette conjoncture climatique extrêmement favorable pour renforcer les chances de concrétiser à court terme et durablement leur cher objectif de consommer localement.

En effet, des pluies de plus de 150 mm viennent de s’abattre sur plusieurs localités du Nord, du centre, du Sud et de l’Est du pays, où la culture pluviale est largement pratiquée.

Même les oasis du Tagant et de l’Adrar, exposées depuis des décennies à l’épuisement des nappes souterraines, viennent d’être bien arrosées par des pluies généreuses qui ont permis de régénérer considérablement le potentiel hydraulique et de relever le niveau des eaux souterraines, ouvrant de larges et prometteuses perspectives devant la culture maraichère et par conséquent à produire sur place l’offre nationale en légumes, jusqu’à présent importée à plus de 80%.

Cette générosité du ciel intervient aussi moins de 10 jours du lancement du Président Ould Cheikh El Ghazouani en personne, depuis le barrage de Legrayer relevant de la moughataa de Tamchekett, dans la wilaya du Hodh El Gharbi, de la campagne agricole 2022-2023.

Une campagne qui coutera au budget de l’État 4 milliards d’ouguiya MRU, investis entres autres dans la réalisation ou la réhabilitation de 42 barrages et 540 digues de protection et le désherbage de 666 mille m2 sur les axes d’eau.

Elle intervient aussi en concomitance avec les efforts déployés par le gouvernement visant à mettre en place des mécanismes efficaces destinés à assurer le retour des paysans dans leurs terroirs afin de contribuer à la mise en place d’une dynamique créant une véritable révolution agraire permettant d’atteindre l’autosuffisance alimentaire.

C’est dans cette même optique d’autosuffisance, que le ministre de l’agriculture, Adama Bocar Soko, avait mis récemment en exergue, l’importance revêtue par le lancement de cette campagne agricole 2022-2023, à partir de Tamichekett, d’ailleurs bien arrosée, « au regard des espoirs légitimes du peuple mauritanien quant à la production de ce qu’il consomme comme nourriture quotidienne générée par l’exploitation de son potentiel agricole national », avait-il affirmé.

« La campagne agricole 2022-2023, qui représente le lancement effectif de l’Initiative nationale de mobilisation pour la promotion de l’agriculture, vise à cultiver environ trois cent mille hectares dont plus de 200,000 hectares dans le système pluvieux des céréales traditionnelles (Maïs blanc, maïs jaune, sorgho, lobia et les arachides) », avait précisé le ministre.

« Environ 80000 hectares dans le système irrigué de récolte de riz, avec une production totale attendue d’environ 60000 tonnes de céréales, dont environ 150000 tonnes de céréales traditionnelles et plus de quatre cent mille tonnes de riz brut, ce qui permettra la couverture de quarante-sept (47%) pour cent des besoins nationaux pour les céréales traditionnelles et 93 (93%) pour cent du riz », a-t-il dit, mettant en exergue le rôle joué par le développement de l’agriculture pluviale dans la valorisation et l’exploitation optimales des ressources naturelles.

« Afin de soutenir et de mettre à niveau cette agriculture, plus d’un millier de tonnes (1000) de semences de cultures traditionnelles ont été fournies, plus de cinq cents sites de production ont été clôturés en étendant environ deux mille kilomètres linaires pour protéger les fermes contre les animaux errants et éviter les conflits qu’ils causent entre les cultivateurs et les éleveurs ».

Autant d’engagements gouvernementaux sérieux et sincères pris dans un contexte climatique extrêmement favorable par un tandem qui n’aura plus d’excuses à présenter après avoir promis à l’opinion publique et au monde sa ferme détermination à relever progressivement l’autosuffisance alimentaire et constaté à son grand bonheur, avec un ciel généreux, que le défi à relever n’est plus contraignant qu’auparavant.

Il ne nous reste qu’à souhaiter Bonne chance à ce tandem qui aura 3 ans pour honorer ses engagements devenus plus aisés et mériter la confiance d’un peuple habitué aux promesses autant en emporte le vent!