Depuis la mi-2022, le gouvernement mauritanien déploie une nouvelle stratégie nationale combinant sécurité, gestion des flux et action humanitaire. Dans ce cadre, 136 000 étrangers issus de 85 nationalités ont bénéficié de titres de séjour réguliers et gratuits. Parallèlement, le pays a ouvert 29 nouveaux postes-frontières, portant leur nombre total à 82 à travers le territoire.
Le gouvernement mauritanien a accordé à près de 136 000 étrangers issus de 85 nationalités des titres de séjour réguliers gratuits, et a ouvert 29 nouveaux points de passage frontaliers, portant dans le cadre de mesures visant à réguler la migration depuis la mi-2022, le nombre total de postes frontaliers dans le pays à 82 points de contrôle.
Ces mesures s’inscrivent dans une approche nationale visant à organiser la migration et à renforcer le passage régulier, tout en tenant compte des dimensions sécuritaire, économique, sociale et humanitaire du dossier, a déclaré à ce sujet, le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, Yacoub Salem Vall.
Le ministre a révélé ces informations lors d’un atelier organisé hier mardi à Nouakchott pour le lancement de deux réseaux de maires, l’un dédié à la migration et à l’asile et l’autre à la citoyenneté, à la cohésion sociale et à la paix civile.
Le gouvernement avait lancé un système de visas et révisé des accords bilatéraux avec les pays voisins pour renforcer la coordination, l’échange d’informations et la lutte contre les réseaux criminels transfrontaliers, rappelle-t-on.
Toujours selon Salem Vall, les autorités ont ouvert des centres d’hébergement temporaire à Nouakchott et à Nouadhibou, dans lesquels, la durée de séjour ne dépasse pas 72 heures, précisant que l’approche gouvernementale cherche à concilier la protection de la sécurité du pays et le respect de la dignité des migrants, avec une attention particulière accordée aux femmes, aux enfants, aux malades et aux mineurs non accompagnés.
Il est important d’impliquer les communes dans la gestion du dossier migratoire, en particulier dans les zones frontalières, et de renforcer leur rôle dans l’ancrage de la culture de la citoyenneté, de la cohésion sociale et de la paix civile, a conclu le ministre.


