• Qui Sommes Nous?
  • Termes et Conditions d’Utilisations
  • Contactez Nous
mercredi, 14 octobre, 2026
senalioune
Advertisement
  • ACCUEIL
  • MAURITANIE
  • SENEGAL
  • MONDE
    • Afrique
    • ETATS-UNIE
  • Politique
  • Société
  • Sport
  • opinion
  • SENALIOUNETV
No Result
View All Result
  • ACCUEIL
  • MAURITANIE
  • SENEGAL
  • MONDE
    • Afrique
    • ETATS-UNIE
  • Politique
  • Société
  • Sport
  • opinion
  • SENALIOUNETV
No Result
View All Result
senalioune
No Result
View All Result
  • ACCUEIL
  • MAURITANIE
  • SENEGAL
  • MONDE
  • Politique
  • Société
  • Sport
  • opinion
  • SENALIOUNETV

Droit de réponse a Ely ould Sneiba. Cher Ely,

by Rédaction
12/12/2025
0 0
A A
Lettre ouverte au président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani et au gouvernement mauritanien.
105
VIEWS

Votre réflexion sur la nature de l’État mauritanien a le mérite de poser clairement une question fondamentale : celle de notre rapport à l’identité nationale, à la fois héritée et construite. J’y vois une invitation au débat intellectuel, que je souhaite prolonger en apportant quelques précisions historiques et analytiques, dans un esprit de dialogue critique.

  1. La genèse de l’État mauritanien : un équilibre voulu, non subiIl est inexact de considérer que les pères fondateurs de la Mauritanie auraient voulu ériger un État strictement « arabe ». Les archives des débats de l’Assemblée constituante (1958-1960) et les correspondances diplomatiques de Mokhtar Ould Daddah montrent une vision d’un État arabo-africain, dont la cohérence devait précisément découler de la synthèse de ses composantes.
    Dans son discours d’ouverture du 28 novembre 1960, Ould Daddah affirmait :
    « La Mauritanie est à la fois arabe et africaine, et c’est cette double appartenance qui fonde sa personnalité ». L’intention originelle n’était donc pas l’exclusion d’une composante, mais l’intégration harmonieuse de toutes.
  2. Le contrat social mauritanien : une inclusion inachevéeLes premières tensions (1966, 1979, 1989) ne sauraient être réduites à un refus des Négro-Mauritaniens de « s’intégrer dans un État arabe ». Elles résultent plutôt d’une crise de la citoyenneté (cf. travaux de L. Diagana, Identité et nation en Mauritanie, 2012), c’est-à-dire d’un écart grandissant entre le discours unitaire de l’État et les pratiques discriminatoires dans l’administration, l’armée et l’éducation.
    La loi de 1966 sur la réforme linguistique, imposant l’arabe comme unique langue d’enseignement au secondaire, fut perçue par une partie du pays comme une tentative d’effacement culturel. Ce n’est pas la demande d’arabité en soi qui fut contestée, mais l’uniformisation imposée au détriment de la diversité effective de la nation.
  3. L’illusion du « modèle unique » : la Mauritanie face à ses voisins.
    Comparer la Mauritanie au Sénégal ou au Mali, comme vous le faites, est instructif mais limité. Ces pays n’ont pas la même configuration culturelle : ni le Sénégal, ni le Mali n’ont à articuler une dualité civilisatrice entre l’Afrique noire soudano-sahélienne et le Maghreb arabo-berbère.
    L’unité mauritanienne ne peut donc être fondée sur le modèle jacobin d’un État-nation homogène. Elle doit, au contraire, développer un modèle original, respectueux de la pluralité linguistique et historique de ses fondements — comme le suggère Cheikh Saad Bouh Kamara : « La nation mauritanienne est neuve non parce qu’elle est récente, mais parce qu’elle cherche encore à dire ses deux vérités dans la même langue » (L’Afrique des identités plurielles, 1999)
    De la binationalité à la citoyenneté partagéeParler d’« État binational » me semble comporter un risque conceptuel.

Le concept de binationalité constitutionnelle signifie l’existence de deux peuples souverains cohabitants dans un seul cadre étatique (comme en Bosnie-Herzégovine après Dayton). Or la Mauritanie n’a jamais été conçue ainsi.
L’enjeu n’est pas de codifier deux nations, mais de reconstruire la citoyenneté sur une base inclusive — reconnaître la pluralité sans fragmenter le corps politique.

C’est le sens des propositions récentes sur la refondation du récit national : intégration des langues nationales dans l’enseignement, revalorisation symbolique des cultures négro-africaines, et justice mémorielle pour les événements de 89-91.5. Pour une refondation symbolique, non une rupture juridique.

La solution, selon moi, ne passe ni par le statu quo, ni par la logique binaire du référendum. Elle suppose une refondation symbolique du contrat social :

Constitutionnelle, en reconnaissant explicitement la double appartenance arabo-africaine de l’État sans la réduire à une dichotomie ethnique.
Éducative, en valorisant la pluralité linguistique dans les programmes scolaires.

Institutionnelle, en garantissant l’équité réelle dans la représentation politique et l’accès aux opportunités publiques.

La Mauritanie n’a pas besoin d’être un État binational pour être juste — elle a besoin d’être un État équitable, conscient de ses deux héritages constitutifs.
Abdoulaziz DEME
Rouen le 12 décembre 2025

Tags: ELY OULD SNEIBA
Share11Tweet7SendSendShare
Previous Post

Nouakchott : un atelier pour intégrer les besoins des réfugiés dans la planification locale

Next Post

Affaire du labo de police : toutes les obligations contractuelles stipulées ont été remplies, informe le Parquet

Rédaction

Rédaction

Related Posts

Rapport officiel : 400 000 Mauritaniens à l’étranger répartis dans 25 pays

Rapport officiel : 400 000 Mauritaniens à l’étranger répartis dans 25 pays

14/10/2026
Crise de l’électricité en Mauritanie : Le constructeur CTM contre-attaque et accuse la Somelec après les incendies de Nouakchott

Crise de l’électricité en Mauritanie : Le constructeur CTM contre-attaque et accuse la Somelec après les incendies de Nouakchott

14/10/2026

Gestion migratoire en Mauritanie : Régularisation massive et renforcement des contrôles frontaliers

14/10/2026

Mauritanie : Quand le népotisme au sommet de l’État nous prive de lumière

14/10/2026

Mauritanie : le départ de deux ministres de poids ne suffisait-il pas à éviter une crise politique?

11/10/2026

Note de position: réseau électrique – la vérité ou rien

11/10/2026
  • Qui Sommes Nous?
  • Termes et Conditions d’Utilisations
  • Contactez Nous

© 2017 senalioune group

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
No Result
View All Result
  • ACCUEIL
  • MAURITANIE
  • SENEGAL
  • MONDE
  • Politique
  • Société
  • Sport
  • opinion
  • SENALIOUNETV
  • Contactez Nous
Ce site utilise des cookies et vous donne le contrôle sur ceux que vous souhaitez active