« Le président Mohamed Ould Ghazouani, lors de son discours à Atar dimanche dernier, a posé « une question pertinente, pour éviter d’en poser une plus précise : Qu’avez-vous fait, depuis 2005 et surtout depuis 2019, pour rapprocher la Mauritanie de la Mauritanie de vos rêves ? », a déclaré en s’adressant au Chef de l’Etat mauritanien, le député et président de l’organisation de défense des droits humains IRA..
Ould Ghazouani pose cette question alors qu’il est au sommet du pouvoir depuis sept ans et qu’il occupe le deuxième poste le plus influent de l’État depuis quatorze ans, soit depuis le renversement de Maaouya Ould Taya en 2005, à l’âge de soixante-six ans, a posté Biram sur sa page Facebook.
La question posée par le président Toujours selon lui, la question posée par Ould Ghazouani lors de son discours à Atar, « Où allons-nous ? », est troublante, surtout venant du Chef de l’État, celui qui est en dernier ressort responsable de la direction du pays.
Ould Abeid a insisté sur le fait que les citoyens ont besoin de savoir où va leur pays, qui le dirige et sur quels fondements.
Cette question ne saurait se perdre dans l’immensité de l’histoire – soixante-six ans, l’histoire d’une nation, de générations et de régimes successifs ; sept années de responsabilité politique concrète, sous une présidence spécifique, avant même que ceux qui vous ont prétendument élu ne soient en fonction, poursuit le parlementaire, selon lequel, l’histoire appartient à tous, tandis que le pouvoir est la responsabilité de ceux qui le détiennent.
Ceux qui confondent les deux demandent au peuple de tenir l’histoire pour responsable, et non au dirigeant, souligne Biram, selon lequel, les Mauritaniens savent quel type de Mauritanie ils souhaitent et n’attendent pas que quelqu’un d’autre trouve la réponse à leur place.
Biram estime que la Mauritanie qu’ils envisagent est une Mauritanie où le citoyen est valorisé avant tout, indépendamment de son appartenance tribale, régionale ou politique ; une Mauritanie où la valeur d’une personne ne se mesure pas à sa proximité avec le pouvoir, et où les portes ne sont pas ouvertes aux influents et fermées à ceux qui n’ont pas de relations.
« C’est une Mauritanie de droit, appliquée à tous sans exception ; d’institutions qui remplissent leurs fonctions ; d’une justice qui protège les droits ; d’une administration au service du citoyen ; et d’un contrôle qui ne s’arrête pas aux frontières des plus vulnérables. » dit Ould Abeid.
« C’est une Mauritanie où l’eau, l’électricité, l’assainissement, l’emploi, l’éducation et la santé ne sont pas des aumônes, mais des droits fondamentaux et des obligations civiques ; une Mauritanie qui tient les corrompus responsables de leurs actes, quel que soit leur rang ; qui protège les fonds publics ; et qui met fin à l’impunité, aussi élevé soit le statut du coupable. » Ould Abeid a ensuite décrit la Mauritanie qu’il envisage comme un pays où les arrangements ne se font pas entre cousins et beaux-parents, où les voix ne sont pas réduites au silence, où la médiocrité et la futilité n’ont pas leur place, où les personnes honorables ne sont pas punies et où les comptes ne sont pas réglés.

