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Urgences en détresse : le témoignage glaçant de Fatimata Kane met à nu les graves manquements de l’Hôpital national

by Rédaction
31/01/2026
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Urgences en détresse : le témoignage glaçant de Fatimata Kane met à nu les graves manquements de l’Hôpital national*
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Ce qui devait être un refuge, un lieu de secours et d’humanité, s’est transformé en une épreuve traumatisante.

Le témoignage de Fatimata Kane, dite Oumoulmassakin, présidente de l’association La main qui donne, révèle avec une gravité alarmante les défaillances persistantes dans la prise en charge des urgences à l’Hôpital national.

Habituée des structures hospitalières pour son engagement auprès des personnes démunies, Fatimata Kane n’imaginait sans doute pas devenir, à son tour, victime d’un système qu’elle connaît pourtant bien. Ce mardi 27 janvier 2025, après avoir été prise d’un malaise, elle est conduite en urgence à l’Hôpital national par un voisin.

Commence alors un calvaire indigne d’un établissement censé sauver des vies.

Dès son arrivée, aucun dispositif d’accueil, aucune assistance immédiate. Affaiblie, incapable de se tenir debout, la patiente est laissée à elle-même. Ce sont les bras de son voisin, et non ceux du personnel soignant, qui la soutiennent. Sous les yeux de membres du personnel présents, aucun geste, aucune réaction, aucune compassion. Une indifférence glaçante.

Il faudra attendre de longues minutes pour qu’un brancardier intervienne, non pas avec un lit ou une prise en charge complète, mais avec une simple chaise roulante. Là encore, Fatimata Kane est laissée seule, sans accompagnement ni suivi, dans un espace censé être celui de l’urgence.

La situation ne s’améliore pas dans la salle de soins. L’absence prolongée du médecin accentue l’angoisse. À son arrivée, le praticien se contente de quelques questions sommaires avant de prescrire une ordonnance, sans examen approfondi, sans diagnostic clair, sans considération réelle pour l’état critique de la patiente.

Mais le pire reste à venir. Aidée une nouvelle fois par son voisin pour rejoindre une salle d’hospitalisation, Fatimata Kane chute en tentant de franchir une zone herbeuse, la chaise roulante mal manœuvrée. La chute provoque une nouvelle crise, violente, sous les yeux d’une équipe infirmière présente à proximité. Une équipe qui, selon le témoignage, n’intervient pas, ne porte aucun secours, et se contente même de rire à haute voix, comme dans un lieu de spectacle, sans se soucier des malades ni de la gravité de la situation.

Au-delà de la douleur physique, c’est le sentiment d’abandon qui marque profondément la victime. Venir en urgence, en pleine crise, et constater que ceux dont la mission est de sauver des vies restent passifs, insensibles, indifférents. Comme si la vie humaine avait perdu sa valeur entre les murs de l’hôpital.

Ce témoignage soulève une question fondamentale : que se passe-t-il réellement dans nos structures sanitaires publiques ?

Comment expliquer qu’un hôpital de référence nationale puisse laisser une patiente en détresse sans assistance, sans suivi, sans humanité ?

L’Hôpital national, censé être le dernier rempart face à la maladie et à l’urgence, peut-il continuer à fonctionner avec de tels dysfonctionnements sans que des responsabilités ne soient clairement situées ?

Au-delà du cas de Fatimata Kane, c’est tout un système qui est interpellé. Car derrière chaque négligence, il y a une vie en danger. Et derrière chaque silence, une souffrance qui ne dit pas son nom.

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Tags: FATIMATA KANEHOPITAL NATIONAL MAURITANIE
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