Accueil Culture Sissako : ne pas parler “local” n’exclut pas l’appartenance à un pays

Sissako : ne pas parler “local” n’exclut pas l’appartenance à un pays

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Sissako : ne pas parler

Le cinéaste international mauritanien, Abderrahmane Sissako s’est défendu de ne pas s’exprimer en arabe ou dans l’un des dialectes locaux.

Je ne pense pas que la question d’appartenance à un pays quelconque, requiert de l’individu de parler l’un de ses dialectes ou l’une de ses langues, puisque l’identité n’est pas déterminée uniquement par la langue.

Bien au contraire, il y a un grand groupe de personnes appartenant à des Etats, sans pour autant parler les langues de ces pays.

Il y a, par exemple, des personnes sourdes, mais on ne peut pas dire qu’elles n’appartiennent pas à leurs communautés et à leurs pays.

Sissako, qui occupe le poste d’ambassadeur itinérant pour la culture mauritanienne, a ajouté dans un posting* :

“Mon destin est que je n’ai pas vécu en Mauritanie, qui est mon pays d’origine. Le fait de parler le français comme langue de communication est une question indépendante de ma volonté. Si je parlais couramment une autre langue de mon pays, je l’aurais utilisée.

Mais je voudrais également souligner que n’importe qui peut parler dans le dialecte local et contribuer à la destruction de son pays, alors qu’un autre peut participer à sa renaissance, même s’il ne parle couramment aucune langue locale.

Ce n’est pas par la langue que nous pouvons construire nos patries, mais c’est avec loyauté, amour, sentiment d’appartenance et volonté que nous sommes capables de les bâtir  Posting non original traduit de l’arabe

* Posting non original traduit de l’arabe

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