• Qui Sommes Nous?
  • Termes et Conditions d’Utilisations
  • Contactez Nous
samedi, 29 novembre, 2025
senalioune
Advertisement
  • ACCUEIL
  • MAURITANIE
  • SENEGAL
  • MONDE
    • Afrique
    • ETATS-UNIE
  • Politique
  • Société
  • Sport
  • opinion
  • SENALIOUNETV
No Result
View All Result
  • ACCUEIL
  • MAURITANIE
  • SENEGAL
  • MONDE
    • Afrique
    • ETATS-UNIE
  • Politique
  • Société
  • Sport
  • opinion
  • SENALIOUNETV
No Result
View All Result
senalioune
No Result
View All Result
  • ACCUEIL
  • MAURITANIE
  • SENEGAL
  • MONDE
  • Politique
  • Société
  • Sport
  • opinion
  • SENALIOUNETV

Sidi Ould Tah : « La Banque africaine de développement peut faire mieux et doit faire plus »

by Senalioune
21/04/2025
0 0
A A
Sidi Ould Tah : « La Banque africaine de développement peut faire mieux et doit faire plus »
137
VIEWS

Le Mauritanien, qui vient de quitter ses fonctions de président de la Badea, entre en campagne pour l’élection à la tête de la Banque africaine de développement. Il détaille son programme en exclusivité pour Jeune Afrique.

Il est le dernier à s’être lancé dans la course. Mais Sidi Ould Tah entend néanmoins remporter ce marathon. Le candidat mauritanien à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD) vient tout juste de lâcher les rênes de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea), abandonnant une double casquette qui lui a été reprochée. « Lorsque l’on dirige une institution multilatérale de développement, on n’a pas le luxe de la quitter quand on veut, se défend celui qui l’a pilotée pendant une décennie.

Il fallait d’abord que je prépare ma succession et que la Badea passe par une série d’étapes essentielles : l’audit des comptes, son approbation par l’assemblée générale et par le conseil des gouverneurs, sans compter notre récente sortie sur les marchés. »

Maintenant que Sidi Ould Tah est remplacé à la tête de la Badea par le Koweïten

pour faire campagne pour décrocher la présidence de la BAD, l’élection ayant lieu fin mai à Abidjan. Dans ce cadre, il a entamé une tournée mondiale des gouverneurs des États actionnaires de la banque, qui l’a notamment amené à Paris. L’occasion d’un entretien au long cours avec Jeune Afrique.

Question : Pourquoi êtes-vous candidat à la présidence de la Banqueafricaine de développement ?

Sidi Ould Tah : J’aimerais apporter ma contribution au processus de transformation du continent que tout le monde appelle de ses vœux. Compte tenu de mon expérience, je sais ce qui peut contribuer à consolider le rôle de la banque.

JA : Quand on compare les différents programmes, tous les candidats semblent d’accord sur le constat et les solutions à mettre en œuvre. Comment comptez-vous vous démarquer ?

Sidi Ould Tah : Tous les candidats sont des personnes de valeur avec chacune une expérience à apporter. Mais je suis le seul à avoir dirigé une banque multilatérale de développement. Ces dix dernières années, j’ai profondément transformé une institution dont l’activité était modeste. J’ai multiplié par douze le volume annuel des approbations et par huit le volume annuel des décaissements. Les créances douteuses sont passées de plus de 10 % à moins de 0,5 %. Aujourd’hui, la Badea est une institution qui a l’une des meilleures notes de crédit existante.

Grâce à mes précédentes expériences au sein du gouvernement mauritanien, ou encore en tant que gouverneur dans d’autres institutions, j’ai une vision à 360° des problèmes de développement. Je connais les attentes des parties prenantes ainsi que leurs contraintes. Ces expériences permettent de réduire les délais d’apprentissage. Je serai opérationnel dès le premier jour.

JA : Quel regard portez-vous sur le bilan d’Akinwumi Adesina ?

Sidi Ould Tah : La BAD a beaucoup gagné en notoriété ces dernières années. Les high 5

répondent aux préoccupations de l’Afrique. Certaines initiatives, comme la Mission 300 ou Desert to power qui visent à électrifier le continent, sont importantes. Il est fondamental de bâtir sur les succès de ses prédécesseurs. Mais la BAD peut faire mieux et doit faire plus. Par exemple, en termes d’approbations annuelles, elle fait beaucoup moins que la Banque interaméricaine de développement ou la Banque asiatique de développement. Compte tenu du déficit en termes d’infrastructures et du retard en ce qui concerne l’atteinte des Objectifs de développement durable, c’est très préoccupant.

JA : Comment expliquez-vous ces écarts avec ses consœurs ?

Sidi Ould Tah : Il y a des raisons objectives, notamment celles qui tiennent à la taille du capital libéré et à la structure du bilan de la banque. Ce que je défends, c’est l’optimisation de ce bilan. Le développement d’outils innovants pour la levée des ressources est possible, une plus grande implication du secteur privé est possible, une plus grande mobilisation d’autres partenaires est possible. Il y a beaucoup d’options qui peuvent être envisagées pour donner de l’impulsion à l’institution.

Et surtout accroître de manière significative le volume de ses opérations.

JA : Quelle est votre recette pour y parvenir ?

Sidi Ould Tah : J’ai développé une vision pour la BAD que j’ai baptisée « Les quatre points cardinaux » : mobiliser les capitaux à grande échelle, réformer l’architecture financière africaine, transformer le dividende démographique en puissance économique et industrialiser le continent tout en valorisant ses ressources naturelles.

JA : Commençons par la mobilisation des capitaux. Comment comptez-vous vous y prendre ?

Sidi Ould Tah : Chaque dollar décaissé par la BAD doit correspondre à 10 dollars investis sur le terrain. Pour y parvenir, il faut nouer des partenariats très forts avec les actionnaires non régionaux qui sont déjà des appuis importants de la Banque mais dont les agences de développement ne sont pas suffisamment impliquées dans les projets qu’elle finance. Je pense aussi aux pays du Golfe, avec qui j’ai noué de fortes relations, et qui bénéficient d’immenses excédents de liquidités. Leurs fonds souverains brassent des milliers de milliards de dollars. Ils ont un fort intérêt pour l’Afrique mais ont besoin d’un partenaire comme la BAD pour atténuer le risque, réel ou supposé, associé au continent.

JA :  Guerre commerciale, fin de l’Usaid, baisse des crédits alloués à l’aide au développement… Le contexte actuel n’est pas à l’optimisme pour la finance du développement. Peut-on faire mieux avec moins ?

Sidi Ould Tah : Je ne crois pas qu’on doive faire mieux avec moins. Je pense que l’on va faire plus avec plus. Chaque dollar d’argent public sera transformé en dix dollars d’investissements. Il faut oublier le modèle existant de l’aide publique au développement qui a montré ses limites et qui n’est pas soutenable en définitive.

Le contexte actuel est l’occasion pour l’Afrique de repenser son modèle de partenariat et de cesser d’être un continent qui reçoit de l’aide pour être un

continent qui établit une relation gagnant-gagnant. Cela nécessitera une plus grande implication du secteur privé et des investisseurs institutionnels avec le soutien de la Banque.

JA : Vous voulez réformer l’architecture financière africaine. Qu’est-ce que cela signifie ?

Sidi Ould Tah :  Afreximbank est une création de la BAD. Aujourd’hui, il n’existe pas suffisamment de projets qui sont cofinancés par ces deux institutions. Il faut développer des synergies. Par analogie, nous pourrions comparer Africa finance corporation (AFC) à l’IFC, la filiale de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, et encourager des co-financements entre les deux. La BAD devrait être un catalyseur, le chef d’orchestre de la mobilisation des ressources, puis de leur redistribution.

JA : En 2050, un homme sur quatre sera Africain. Comment faire de cette démographie une richesse ?

Sidi Ould Tah : 2050, c’est demain. Nous devons nous y préparer dès maintenant. Si cette jeunesse reste sans travail, à la marge, c’est un risque pour l’Afrique et le monde.

La pauvreté est déjà le terreau du terrorisme, de l’immigration clandestine. Cela ne fera qu’empirer. Il est vital de développer la formation technique et professionnelle, d’investir dans les chaînes de valeurs pour créer suffisamment d’emplois pour cette jeunesse.

JA : Quels sont les chantiers à mettre en œuvre pour améliorer la gouvernance de la BAD ?

Sidi Ould Tah : Si je suis élu, mes 100 premiers jours en tant que président de la BAD seront consacrés à des concertations élargies à Abidjan avec les actionnaires, les partenaires au développement, les institutions financières, les médias, la société civile, le secteur privé, etc. L’objectif est de faire un état des lieux précis pour voir ce que la BAD peut mieux faire en termes de redevabilité, de transparence et d’efficacité.

JA : Il est parfois reproché à la BAD de ne pas prendre suffisamment de risques pour conserver son AAA. Devrait-elle le faire ?

Sidi Ould Tah :  Ce n’est pas forcément à la BAD de prendre plus de risques. Chaque risque doit être alloué à la partie qui est la mieux indiquée pour le supporter. Il y a aussi un certain nombre de mécanismes qui peuvent aider les banques à prendre plus de risques, ou à atténuer ceux qu’elles prennent. Il existe quelques institutions de garantie (AGF, Fagace, FSA, Atidi…) mais elles sont sous-capitalisées et ne couvrent pas tout le continent. Il est impératif de créer une agence africaine de garantie des risques. C’est une priorité car les problèmes d’accès aux financements, notamment pour les PME, sont liés aux problèmes de garanties.

JA : Le président sortant est décrit comme très démonstratif, alors qu’on vous dit plus réservé. Vous projetez-vous dans les habits de président de la Banque africaine de développement ?

Sidi Ould Tah : Il ne faut pas se définir par rapport aux autres. Il faut rester soi-même

Jeune Afrique

Similaire

Tags: Tah
Share15Tweet9SendSendShare
Previous Post

Les mauritaniens relativement hostiles à la présence prolongée des migrants dans le pays… enquête

Next Post

Le Président malien Assimi Goïta adresse un message à son homologue mauritanien Ghazouani

Senalioune

Senalioune

Related Posts

Drogue et République. À propos du livre blanc du Pr Ely Mustapha…Par Mansour LY

Le 28 Novembre ne pourra unir la Nation que si nous assumons toute notre histoire

28/11/2025
Mauritanie : le Président Ghazouani confie la coordination du prochain dialogue national inclusif au politicien Moussa Fall

Le Président Ghazouani lève le coin de voile sur les garanties de mise en œuvre des résultats du dialogue

28/11/2025

Mauritanie : les salaires et indemnités de craie des enseignants revalorisés

28/11/2025

Ghazouani : « Rien n’entrave la tenue d’un dialogue politique en Mauritanie »

28/11/2025

Interview éclaire du député Biram Dah Abeid  en mission à Genève

28/11/2025

Le Fonadh reconnait les efforts de l’État visant à indemniser les victimes, cependant …

28/11/2025

Mauritanie

Drogue et République. À propos du livre blanc du Pr Ely Mustapha…Par Mansour LY
MAURITANIE

Le 28 Novembre ne pourra unir la Nation que si nous assumons toute notre histoire

by Senalioune
28/11/2025
0

Read moreDetails
Mauritanie : le Président Ghazouani confie la coordination du prochain dialogue national inclusif au politicien Moussa Fall

Le Président Ghazouani lève le coin de voile sur les garanties de mise en œuvre des résultats du dialogue

28/11/2025
Mauritanie : les salaires et indemnités de craie des enseignants revalorisés

Mauritanie : les salaires et indemnités de craie des enseignants revalorisés

28/11/2025
Ghazouani : « Rien n’entrave la tenue d’un dialogue politique en Mauritanie »

Ghazouani : « Rien n’entrave la tenue d’un dialogue politique en Mauritanie »

28/11/2025
Interview éclaire du député Biram Dah Abeid  en mission à Genève

Interview éclaire du député Biram Dah Abeid  en mission à Genève

28/11/2025

Sénégal

POINT DE MIRE.  MACKY SALL, sénégalais de synthèse et force de Frappe de l’Emergence
Economie

« Dette cachée » : les avocats de Macky Sall interpellent le FMI

by Senalioune
25/11/2025
0

Read moreDetails
Diomaye brise le silence : loyauté à Sonko, mise au point sur Mimi et énigme 2029 …« Je ne ferai jamais de mal à Ousmane Sonko, et je sais qu’il ne me…”

Diomaye brise le silence : loyauté à Sonko, mise au point sur Mimi et énigme 2029 …« Je ne ferai jamais de mal à Ousmane Sonko, et je sais qu’il ne me…”

19/11/2025
Sénégal : des candidats félicitent l’opposant Bassirou Diomaye Faye… Attente des résultats provisoires

La séparation entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye devient encore plus flagrante

17/11/2025
La visite du Premier ministre mauritanien à Dakar reportée

La visite du Premier ministre mauritanien à Dakar reportée

13/11/2025
Affaire coalition « Diomaye Président » : des Sénégalais mettent en garde Diomaye Faye contre toute « trahison » envers Sonko

Affaire coalition « Diomaye Président » : des Sénégalais mettent en garde Diomaye Faye contre toute « trahison » envers Sonko

12/11/2025

Monde

7e sommet UA–UE : un front commun affiché entre l’Afrique et l’Europe
Afrique

7e sommet UA–UE : un front commun affiché entre l’Afrique et l’Europe

by Senalioune
24/11/2025
0

...

Read moreDetails
Zohran Mamdani, premier maire musulman élu de New York

Zohran Mamdani, premier maire musulman élu de New York

05/11/2025
FMI et Banque mondiale se réunissent à Washington

FMI et Banque mondiale se réunissent à Washington

13/10/2025
9e journée des Elim du Mondial 2026 : les Mourabitounes en terre tanzanienne pour affronter le Soudan

9e journée des Elim du Mondial 2026 : les Mourabitounes en terre tanzanienne pour affronter le Soudan

10/10/2025
DIASPORA MAURITANIE AUX ETATS UNIS

La Diaspora Mauritanienne pour les Droits de l’Homme Tire la Sonnette d’Alarme á  la 80e Session de l’Assemblée Générale de l’ONU

25/09/2025

Opinion

“La réconciliation n’est pas un slogan : elle est un impératif politique, un devoir intellectuel…”
MAURITANIE

Le 28 novembre : une mémoire fracturée et l’exigence d’une justice transitionnelle contextualisée

by Rédaction
27/11/2025
0

Read moreDetails
En Mauritanie, les migrants subsahariens à nouveau expulsés en masse

Communiqué de l’honorable député khally Diallo

23/11/2025
Ferrallah, la grande oubliée : les habitants dénoncent une exclusion injuste du Programme d’Urgence National

Ferrallah, la grande oubliée : les habitants dénoncent une exclusion injuste du Programme d’Urgence National

21/11/2025
Contrôle au Faciès en Mauritanie : Quand l'État Contredit les Principes du Président

Contrôle au Faciès en Mauritanie : Quand l’État Contredit les Principes du Président

21/11/2025
“La réconciliation n’est pas un slogan : elle est un impératif politique, un devoir intellectuel…”

“La réconciliation n’est pas un slogan : elle est un impératif politique, un devoir intellectuel…”

20/11/2025
senalioune

senalioune.com est un éditeur multi-plateforme de nouvelles et d'informations, axée sur la Mauritanie et le Sénégal mais aussi á travers l’Afrique, la diaspora et le monde.

Email: alioune@senalioune.com

Suivez nous sur

Suivez nous sur Facebook

Dernières Infos

Drogue et République. À propos du livre blanc du Pr Ely Mustapha…Par Mansour LY

Le 28 Novembre ne pourra unir la Nation que si nous assumons toute notre histoire

28/11/2025
Mauritanie : le Président Ghazouani confie la coordination du prochain dialogue national inclusif au politicien Moussa Fall

Le Président Ghazouani lève le coin de voile sur les garanties de mise en œuvre des résultats du dialogue

28/11/2025
Mauritanie : les salaires et indemnités de craie des enseignants revalorisés

Mauritanie : les salaires et indemnités de craie des enseignants revalorisés

28/11/2025
  • Qui Sommes Nous?
  • Termes et Conditions d’Utilisations
  • Contactez Nous

© 2017 senalioune group

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
No Result
View All Result
  • ACCUEIL
  • MAURITANIE
  • SENEGAL
  • MONDE
  • Politique
  • Société
  • Sport
  • opinion
  • SENALIOUNETV
  • Contactez Nous
Ce site utilise des cookies et vous donne le contrôle sur ceux que vous souhaitez active