Une réunion des comités de pilotage des projets relatifs au contrôle du territoire, au renforcement de la stabilité des zones frontalières et à la gestion des migrations s’est tenue aujourd’hui mercredi 22 avril courant à Nouakchott, au siège du ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local.
Cette rencontre, organisée en partenariat entre la direction générale de l’administration territoriale, l’Union européenne et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), s’inscrit, selon des sources officielles, dans le cadre de la coordination des efforts nationaux et internationaux, réunissant les secteurs concernés par le contrôle des frontières, la gestion des migrations et le renforcement de la stabilité et du développement dans les zones frontalières, ainsi que des partenaires techniques et financiers.
La réunion vise à examiner le niveau d’avancement de la mise en œuvre des projets liés au renforcement du contrôle du territoire, à la stabilisation des zones frontalières et à l’amélioration de la gestion des migrations pour évaluer les résultats obtenus et définir les priorités futures selon une approche participative garantissant une mise en œuvre efficace, harmonieuse et durable des programmes adoptés.
Les efforts déployés par le Département dans le domaine de la consolidation de la décentralisation et du renforcement de la gouvernance locale ont été mis en exergue à cette occasion, par le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, M. Abderrahmane Ould El Hassen.
Ces efforts visent à rapprocher les services publics des citoyens et à permettre aux collectivités locales de jouer pleinement leur rôle de développement, contribuant ainsi à la réalisation d’un développement équilibré sur l’ensemble du territoire national, a-t-il souligné.
Toujours selon lui, les défis liés à la gestion des migrations et à la sécurisation des frontières occupent désormais une place centrale parmi les priorités de l’État, ce qui nécessite l’adoption d’une approche globale, coordonnée et durable, fondée sur le respect des droits de l’homme, le renforcement de la coopération régionale et le développement des capacités institutionnelles.
Ould El Hassen a ajouté que cette réunion constitue un espace important de consultation, d’échange de vues et de prise de décisions, contribuant ainsi à renforcer la coordination entre les différentes parties, à valoriser les acquis et à orienter les interventions futures vers une plus grande efficacité et harmonie.
Il a exprimé enfin sa gratitude pour le soutien continu de l’Union européenne, saluant la solidité du partenariat existant et le rôle vital joué par l’Organisation internationale pour les migrations à travers son soutien technique et opérationnel dans la mise en œuvre de ces programmes stratégiques.
La Mauritanie, de par sa position géographique au carrefour du Maghreb, de l’Afrique de l’Ouest et de la région du Sahel, est confrontée à des défis frontaliers complexes, a déclaré pour sa part, le conseiller à la délégation de l’Union européenne à Nouakchott M. Pierre Beziz.
La gestion des flux migratoires, la lutte contre la traite des êtres humains, le renforcement de la sécurité des frontières terrestres et maritimes, ainsi que le développement des zones frontalières, constituent des priorités essentielles pour la Mauritanie, a-t-il souligné.
Toujours selon lui, l’Union européenne est fière d’accompagner ces efforts à travers un partenariat à long terme, qui comprend le soutien à la mise en œuvre de la stratégie nationale de gestion des migrations, selon une approche équilibrée combinant les exigences de sécurité, la garantie de la liberté de mouvement, la protection des individus et le respect des droits de l’homme.
Une gestion qui prend en compte le renforcement des capacités opérationnelles des forces de sécurité, le développement des mécanismes de coopération régionale et transfrontalière, et le soutien à la surveillance des frontières maritimes pour lutter contre les activités illicites, conformément aux cadres juridiques nationaux et internationaux, a-t-il ajouté.


