Sommes-nous en politique pour servir la Mauritanie ou simplement pour satisfaire une soif de pouvoir et des ambitions personnelles ? Sommes-nous engagés pour construire une nation apaisée, réconciliée et solidaire, ou pour défendre des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général ?
Depuis bientôt seize mois, le débat politique tourne en grande partie autour de querelles de mots, de mandats, d’orthographe et de syntaxe. Pendant que certains s’enferment dans des débats de forme, le peuple mauritanien, lui, attend des réponses concrètes sur ses préoccupations essentielles : la cohésion nationale, la justice, le développement et la stabilité.
De qui se moque-t-on ? La classe politique porte une lourde responsabilité dans cette situation de stagnation. À force de privilégier les calculs, les postures et les stratégies de positionnement, elle donne le sentiment d’avoir oublié que la politique n’est pas un métier de conquête permanente, mais une mission au service des citoyens.
Pourtant, le cadre est clair. Lors des rencontres avec les différentes forces politiques, le Président de la République a affirmé qu’aucune décision majeure ne sera retenue en dehors d’un consensus national.
Cette exigence est également inscrite dans le document du dialogue. Alors pourquoi continuer à entretenir les ambiguïtés et à jouer sur les mots ?
La Mauritanie n’a pas besoin de polémiques artificielles ni de débats destinés à nourrir les ambitions individuelles. Elle a besoin de courage politique, de responsabilité et d’une véritable volonté de tourner les pages du passé pour bâtir un avenir commun.
Le peuple mauritanien n’est pas un spectateur passif. Il observe, il juge et il retiendra ceux qui auront choisi la voie de l’apaisement et de l’intérêt national, plutôt que celle des calculs et des divisions.
12/07/2026
Président Mamadou Moustapha Bâ


