La diplomatie mauritanienne hausse le ton face aux récentes évolutions géopolitiques relatives au Moyen-Orient. Le gouvernement de Nouakchott exprime un refus catégorique face à la posture adopting par les autorités colombiennes concernant le statut juridique du Golan syrien.
Nouakchott a vivement réagi après l’officialisation de la position de Bogotá reconnaissant la souveraineté de l’État hébreu sur ce territoire sous occupation depuis 1967. Par la voix de son ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur, la République Islamique de Mauritanie dénonce une démarche unilatérale en rupture flagrante avec la légalité internationale.
La chancellerie mauritanienne rappelle que l’annexion de cette zone névralgique viole directement les résolutions contraignantes votées par le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies, lesquelles consacrent l’inviolabilité des frontières et le principe d’inadmissibilité de l’acquisition de territoires par la force.
Ce rappel à l’ordre diplomatique s’inscrit dans la doctrine constante de la Mauritanie, qui réaffirme l’intégrité territoriale absolue de la République arabe syrienne sur l’ensemble de ses frontières historiques.
Les autorités mauritaniennes soulignent que toute initiative visant à modifier unilatéralement la réalité géographique ou le statut légal des terres occupées ne fait qu’entraver les démarches globales visant une pacification durable de la région. En renouvelant son soutien indéfectible aux initiatives de paix fondées sur le droit international, Nouakchott invite la communauté internationale à maintenir une position ferme face aux décisions susceptibles de fragiliser la stabilité du Proche-Orient.


