Les étudiants de l’Université de Nouakchott observent mardi une grève pour protester contre une hausse des tarifs du transport universitaire et réclamer de meilleures conditions de vie et d’études, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Le campus était presque désert mardi après le boycott des cours à l’université Al Aasriya, la plus grande du pays.
Des étudiants ont affirmé à l’AFP protester contre l’augmentation du prix du transport universitaire, subventionné par l’Etat, et passé récemment de 5 (0,11 euro) à 30 ouguiyas (0,66 euro).
Ils réclament aussi l’augmentation du nombre de bus qui leur sont affectés et l’amélioration de leurs conditions de vie et d’études.
Depuis le 23 octobre, les étudiants, regroupés au sein du « Front étudiant pour la défense des acquis », manifestent régulièrement sur le campus de la capitale.
Cette coalition, qui réunit quatre syndicats, appelle à des grèves, des sit-in et des marches pour obtenir des « réponses concrètes » du ministère de l’Enseignement supérieur aux difficultés liées notamment au transport, au logement, aux conditions d’études et à la liberté syndicale, selon ses responsables.
Lundi, les forces de l’ordre ont fait usage de matraques et de grenades lacrymogènes pour disperser un rassemblement d’étudiants sur le campus et dans ses environs.
Le ministère de l’Enseignement supérieur avait récemment annoncé dans un communiqué des mesures destinées à améliorer la situation des étudiants.
Il avait notamment affirmé que l’augmentation du nombre d’étudiants accentuait la pression sur l’offre de transport, indiquant que le gouvernement avait augmenté le nombre de bus, renforcé leur fréquence et prolongé leur itinéraire jusqu’au campus.


