Alors qu’une nouvelle donne sécuritaire s’installe progressivement, depuis le samedi 25 avril, dans la ville-clef de Kidal (nord du pays, cité reprise il y a trois ans par l’Armée malienne des mains des rebelles du groupe FLA de l’Azawad, (Nord du Mali), le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga s’est prononcé le dimanche 27 avril sur les douloureux évènements qui secouent son pays.
Sur un ton agressif, l’officier Maïga a qualifié les attaques du 25 avril de «lâches et barbares orchestrées par 3 groupes terroristes». «Nous n’avons pas peur, les assaillants voulaient semer la peur, le doute, et affaiblir la cohésion et l’unité nationale (…) A terme, ces assaillants souhaitent mettre fin au processus d’édification du ‘Mali Kura 2063’ (Mali nouveau)», a expliqué le chef de l’exécutif malien.
«Le but de l’ennemi était de conquérir le pouvoir, en démantelant les institutions de la République», a affirmé Abdoulaye Maïga qui a promis que des «enseignements» seront tirés de ces attaques pour apporter «les correctifs nécessaires pour une meilleure sécurisation» du pays, appelant ses compatriotes à ne pas céder à la «panique».
La France, ex-puissance coloniale accusée ouvertement par les pouvoirs au Sahel d’entretenir le terrorisme, s’est aussi exprimée sur les évènements du 25 avril, en formulant «sa préoccupation. Paris condamne avec la plus grande fermeté les violences commises à l’encontre des civils et souhaite qu’une paix et une stabilité durables soient instaurées au Mali».


