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Mali : 27 soldats tués dans une attaque djihadiste

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Une attaque djihadiste contre un camp de l’armée malienne dans le centre du pays a fait 27 morts vendredi 4 mars courant, dans les rangs des soldats et plusieurs dizaines de « terroristes » ont été « neutralisés », a annoncé l’armée.

Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière rapportée contre les forces maliennes depuis des mois.

L’attaque, qui s’est déroulée le matin vers 5h30 GMT, au camp de Mondoro dans le centre du Mali a également fait 33 blessés, dont 21 graves, et sept « portés disparus » parmi les soldats.

Selon l’armée, 47 assaillants ont été « neutralisés » dans la matinée et 23 autres l’ont été à la suite d’un « ratissage sur les sanctuaires terroristes ».

« La dynamique offensive de recherche et de destruction des sanctuaires terroristes se poursuivra sans relâche », ont assuré les Forces armées maliennes dans un communiqué.

Entre 40 et 50 soldats tués, selon les Français

Plusieurs sources au Mali avaient indiqué vendredi après-midi qu’une attaque avait fait de nombreux morts à Mondoro.

Une source militaire française sous couvert de l’anonymat avait indiqué que le bilan de cette attaque menée par plusieurs centaines de djihadistes avait fait entre 40 et 50 morts.

La source affirmait que 21 véhicules avaient été saisis par les djihadistes, dont plusieurs blindés.

Les Maliens n’ont pas demandé l’appui de Barkhane

En outre, selon cette même source, « les FAMa (Forces armées maliennes) n’ont pas demandé l’appui de (la force française antidjihadiste) Barkhane. Le camp de Mondoro se trouve dans une zone où il a été demandé à Barkhane de ne pas opérer, sans doute en raison de la présence de mercenaires de (la société privée russe) Wagner ».

Le camp de Mondoro, proche de la frontière avec le Burkina Faso, a été à plusieurs reprises par le passé la cible d’attaques de djihadistes cherchant à imposer leur emprise face aux représentations de l’Etat central ou à la présence étrangère.

Deux tiers du Mali échappe au contrôle de l’Etat

Une opération contre le camp et celui de Boulkessi, proche, avait fait une cinquantaine de morts parmi les soldats en septembre 2019.

Depuis 2019, le village de Mondoro est isolé et les télécommunications sont des plus aléatoires.

Le camp se trouve dans l’un des principaux foyers de la violence qui, partie du nord du Mali avec des insurrections indépendantiste et jihadiste en 2012, s’est étendue au centre et au Burkina et au Niger voisins.

Deux tiers du territoire malien échappent au contrôle de l’Etat. La propagation jihadiste, sous affiliation d’Al-Qaïda ou de l’organisation Etat islamique, commence à toucher plus au sud, la Côte d’Ivoire ou le Bénin par exemple, menaçant de gagner le Golfe de Guinée

Ledauphine.com