L’ordonnance 83-127 du 5 juin 1983, portant réorganisation foncière et domaniale, s’est illustrée par son aspect on ne peut plus REFUTABLE ET FONCIEREMENT DEMONIAQUE. Il n’en pouvait pas être autrement, du fait de la mauvaise foi qui sous-tendait ce projet macabre.
Cette soi-disant réorganisation avait pour dessein inavoué la spoliation des propriétés foncières traditionnelles des populations noires vivant sur la rive droite du fleuve Sénégal.
Parmi les perfides instigateurs de cette ordonnance devenue tristement célèbre, je ne m’abstiendrai pas de citer le nom de Dah Ould Abdel Jelil.
Je nomme Dah Ould Abdel Jelil parce que, en 1989, en ma qualité d’assistant à feu Sidi Ould Cheikh, chargé de mission au ministère de l’Intérieur, je suis tombé sur une « NOTE À L’ATTENTION DE M. LE MINISTRE», dont l’auteur n’était autre que Dah Ould Abdel Jelil.
Dans cette ignominieuse note, il suggérait, sans aucune forme d’honnêteté morale et intellectuelle, la mise en place d’une réforme foncière et domaniale qui permettrait à l’État d’abolir le système de la tenure traditionnelle du sol (réf. : article 3 de l’ordonnance).
En lieu et place, il recommandait la mise en branle d’une procédure de distribution, pour ne pas dire de dépossession, non pour le compte de l’État, mais au profit d’investisseurs privés nationaux!!
Le terme d’« investisseurs privés nationaux » n’était rien d’autre qu’un code (dog whistle en anglais) visant à favoriser exclusivement l’oligarchie mauritanienne.
Cette soi-disant oligarchie, à 90 % mauresque, avait à sa solde cette cohorte de fonctionnaires immoraux, indécents et cupides (ministres, gouverneurs de régions, préfets, chefs d’arrondissement, directeurs) qui, sans scrupule, se sont donnés à cœur joie à leurs jeux favoris : gabegie, népotisme et clientélisme.
Le présent posting s’inscrit dans le cadre d’une série d’observations que je souhaite soumettre à l’appréciation des lecteurs, et ce afin de mettre en relief le danger de cette ordonnance et son lot quotidien de malheurs infligés exclusivement aux nations Wolof, Soninké et Poulaar.
Je m’imagine déjà les réactions épidermiques que suscitera mon propos sur ce sujet (la réorganisation foncière et domaniale).
En mon âme et conscience, j’étayerai mon action sur des faits irréfutables soutenant ledit propos.
En ma qualité de fils de ce pays, je suis soucieux de le voir prospérer et devenir un lieu où il fera bon vivre pour toutes les nationalités qui le composent.
(A suire)
Diallo Housseyne


















