Avant la fin de l’année 2026, les opérateurs algériens devraient disposer d’une porte d’entrée directe vers les marchés sahéliens.
Le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a confirmé hier jeudi devant le Conseil de la nation que la zone de libre-échange de Tindouf serait réceptionnée d’ici là.
Le chantier, qui s’étire sur 200 hectares à proximité immédiate du poste frontalier avec la Mauritanie, est présenté comme achevé dans sa totalité.
La zone de libre-échange de Tindouf, un hub de 200 hectares vers l’Afrique de l’Ouest
Lancée en 2024 par Abdelmadjid Tebboune et son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, l’infrastructure matérialise une ambition ancienne : écouler davantage de produits algériens vers l’Afrique de l’Ouest. Le choix du site, collé à la frontière, répond à une logique purement logistique.
L’équipement comprend six entrepôts de grande capacité, de larges surfaces destinées aux expositions et une structure dédiée au contrôle des marchandises. S’y ajoutent une base de vie ainsi qu’un bâtiment administratif regroupant douanes, banques et compagnies d’assurance. La sécurité et un centre de santé complètent le dispositif.
Cette orientation africaine prolonge une stratégie que le ministre défend sur d’autres fronts, notamment lorsqu’il encourage les fabricants à conquérir de nouveaux terrains avec l’électroménager made in Algeria.


