Depuis le 21 octobre dernier, les membres de la famille Koumé dorment sur le trottoir de l’Îlot L à Nouakchott, suite à une expulsion forcée d’une extrême violence qui a provoqué l’interruption de grossesse d’une mère de famille.
Face à l’incarcération de trois jeunes et à de récentes menaces de mort, un appel solennel est lancé au chef de l’État pour exiger justice et protection. Un sit-in de mobilisation est prévu ce jeudi 5 novembre devant le Palais de justice.
Alerte nationale et internationale
Affaire famille Koumé : expulsion forcée, trois jeunes incarcérés, menaces de mort et famille abandonnée dans la rue !
Appel solennel au président de la république, monsieur Mohamed Cheikh El-Ghazouani
La situation de la famille Koumé, victime d’une expulsion forcée de son domicile à l’îlot l, à Nouakchott, est devenue une urgence humaine, sociale et judiciaire qui exige une intervention immédiate des plus hautes autorités de l’état.
Depuis le mercredi 21 octobre 2026, la famille Koumé a été délogée de sa maison par la force, au cours d’une opération mobilisant un convoi de neuf (9) véhicules de police, sans préavis et sur la base de documents que la famille dénonce comme frauduleux ainsi que d’allégations mensongères.
Aujourd’hui, les femmes, les enfants et les autres membres de cette famille vivent toujours dans la rue, juste en face de leur propre maison !
1. trois jeunes incarcérés : nous exigeons leur libération immédiate !
Trois jeunes de la famille ont été arrêtés puis incarcérés. à ce jour, aucune charge établie ne leur a été officiellement communiquée par le procureur du tribunal de Nouakchott Ouest, selon les informations portées à notre connaissance.
Une audience est prévue le jeudi 5 novembre 2026 pour examiner leur situation.
Nous exigeons leur libération immédiate et le respect de leurs droits fondamentaux.
2. Menaces de mort contre des femmes et des enfants !
La situation de la famille est particulièrement dangereuse.
Dans la matinée du mardi 3 novembre 2026, Abdourahmane Ould Mohamed Salem et ses hommes de main ont proféré des menaces de mort contre des membres de la famille Koumé, notamment des femmes et des enfants.
Ces menaces constituent une grave atteinte à leur sécurité et à leur intégrité physique.
Nous demandons aux autorités de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour protéger les membres de cette famille et interpeller les auteurs de ces menaces.
3. Un drame humain : une femme victime d’une interruption de grossesse
Les conséquences de cette expulsion sont dramatiques.
Une femme de la famille Koumé a subi un avortement à la suite du choc et du traumatisme provoqués par la violence de l’expulsion et les événements qui ont suivi.
Pendant que cette famille est privée de son toit, des femmes et des enfants continuent de subir les conséquences physiques et psychologiques de cette situation.
Cette tragédie humaine ne peut être ignorée.
4. Des responsabilités judiciaires et administratives doivent être établies
La famille Koumé dénonce un ensemble d’agissements et de manœuvres ayant conduit à son expulsion et à la privation de son domicile.
Nous demandons que les responsabilités individuelles soient établies et que toute personne ayant commis des infractions ou des manquements professionnels soit poursuivie conformément à la loi.
La police et la justice doivent être au service du droit et des citoyens, et non devenir des instruments de violation de leurs droits.
5. Nos exigences aux autorités de la République
Nous demandons solennellement :
1. la libération immédiate des trois jeunes incarcérés.
2. le retour et le relogement immédiat de la famille Koumé dans sa maison à l’îlot l.
3. la protection urgente des femmes et des enfants contre les menaces de mort.
4. l’ouverture d’une enquête indépendante sur l’expulsion, les documents contestés, les arrestations et les menaces proférées.
5. l’identification et l’interpellation des auteurs des infractions ainsi que des fonctionnaires de police et de justice dont les responsabilités seraient établies.
6. le dédommagement intégral de la famille Koumé pour les préjudices matériels, moraux, physiques et psychologiques subis.
6. appel direct au Président de la République
Monsieur le Président de la République, Mohamed Cheikh El-Ghazouani,
Nous vous interpellons solennellement sur cette situation dramatique.
Une famille mauritanienne vit dans la rue depuis le 21 octobre. Trois jeunes sont incarcérés. Des femmes et des enfants ont été menacés de mort. Une femme a perdu sa grossesse dans le contexte traumatique de cette expulsion.
Nous vous demandons d’intervenir personnellement afin que la lumière soit faite sur cette affaire, que les droits de cette famille soient rétablis et que les responsabilités soient établies.
La protection des citoyens, la justice et le respect de la dignité humaine relèvent des responsabilités fondamentales de l’Etat.
Monsieur le Président, la famille Koumé demande justice et protection. Elle demande simplement de retrouver son toit et de vivre en sécurité.
7. Avis de mobilisation : sit-in le jeudi 5 novembre 2026 à 10 h
A l’occasion de l’audience prévue pour les trois jeunes, nous annonçons un sit-in pacifique devant le grand palais de justice de Nouakchott, le jeudi 5 novembre 2026 à 10 heures, si les trois jeunes ne sont pas libérés avant cette date.
Nous appelons les organisations de défense des droits humains, les avocats, les associations de la société civile, les médias et tous les citoyens épris de justice à se mobiliser.
Nos mots d’ordre :
– libération immédiate des trois jeunes !
– retour immédiat de la famille Koumé dans sa maison !
– protection des femmes et des enfants !
– enquête sur les menaces de mort !
– justice et sanctions pour les responsables !
– dédommagement de la famille Koumé!
le droit n’est pas un privilège. la dignité humaine n’est pas négociable.
Justice pour la famille Koumé!
Faites entendre votre voix. Ne restons pas silencieux face à cette situation.


