Le Front pour la Citoyenneté et la Justice (FCJ) suit avec une attention particulière les récents développements relatifs à la désignation des huit représentants de la majorité au sein du comité de pilotage du dialogue national.
Le FCJ rappelle qu’il figure parmi les premières formations politiques à avoir appelé de ses vœux l’organisation d’un dialogue national inclusif, sincère et responsable, destiné à examiner les problèmes fondamentaux qui entravent le développement de notre pays, fragilisent sa cohésion nationale et freinent la réalisation des aspirations légitimes de nos citoyens.
Convaincu que les défis majeurs de la Mauritanie ne peuvent être relevés sans une concertation nationale véritable, notre parti a pris l’initiative d’organiser un dialogue interne afin de contribuer à la réflexion sur les orientations et le contenu de la feuille de route du dialogue national.
Le document issu de cette concertation a été transmis au coordinateur du dialogue, aux représentants de la majorité, à l’opposition ainsi qu’aux acteurs de la société civile. Cette démarche témoignait clairement de notre volonté de contribuer, de manière constructive et responsable, à la réussite de ce rendez-vous historique pour notre pays.
Cependant, le FCJ constate avec regret qu’un communiqué annonçant la désignation des huit représentants de la majorité a été publié sans concertation préalable avec notre formation politique et sans que celle-ci soit associée à cette désignation.
Cette démarche unilatérale, qui ne tient pas compte de l’engagement du FCJ ni de sa contribution au processus préparatoire, soulève une question fondamentale de respect, d’équité et de concertation au sein même de la majorité.
Le FCJ estime qu’il est difficile de prôner un dialogue national inclusif tout en laissant de côté une formation politique qui a participé activement à sa préparation et qui n’a cessé de plaider en faveur de la concertation.
L’inclusion ne saurait être un simple slogan destiné à l’opinion publique ; elle doit se traduire dans les actes, les méthodes et les décisions.
Notre parti ne réclame aucun privilège et ne revendique aucune faveur particulière. Il exige simplement le respect de sa place, de son identité politique et de sa contribution à la vie nationale.
La solidarité politique ne peut se construire durablement sans considération mutuelle, sans équité et sans respect des partenaires.
En conséquence, et au regard de cette situation, le Front pour la Citoyenneté et la Justice décide de geler ses activités au sein de la majorité, dans l’attente d’une clarification de cette situation et du rétablissement d’un cadre de concertation respectueux de l’ensemble de ses composantes.
Cette décision constitue un acte politique réfléchi, destiné à attirer l’attention sur la nécessité de corriger les insuffisances constatées et de promouvoir des pratiques conformes aux principes de dialogue et de respect mutuel. Elle ne traduit ni un renoncement à nos convictions ni un désengagement à l’égard des intérêts supérieurs de la Nation.
Le FCJ réaffirme son attachement au dialogue national et entend y participer afin de défendre ses propositions et de contribuer à la recherche de solutions durables aux problèmes qui préoccupent les Mauritaniens.
Notre parti réaffirme également son soutien au programme du Président de la République.
Toutefois, ce soutien ne saurait être interprété comme une renonciation à notre liberté d’expression, à notre autonomie politique ou à notre droit légitime de dénoncer les pratiques que nous estimons contraires aux principes de concertation et d’équité.
Soutenir le programme du Président de la République, c’est aussi contribuer à la réussite de ses ambitions nationales en formulant des propositions, en signalant les insuffisances et en défendant les principes qui fondent une action politique responsable.
Fidèle à son nom, le Front pour la Citoyenneté et la Justice continuera de défendre la citoyenneté, la justice, l’équité, le mérite et la cohésion nationale.
Il restera ouvert à toute initiative sérieuse visant à rétablir la confiance, à renforcer la concertation au sein de la majorité et à garantir une participation effective de toutes les sensibilités politiques au processus national.
Le FCJ demeure convaincu que l’avenir de la Mauritanie exige davantage de rassemblement, de responsabilité et de respect mutuel.
C’est dans cet esprit qu’il poursuivra son combat politique, avec détermination et fidélité à ses principes.
La dignité politique ne se négocie pas, la concertation ne se décrète pas et l’inclusion doit se traduire par des actes.
Vive la Mauritanie unie, juste et solidaire !
Abou Hassane Dia
Secrétaire général du Front pour la Citoyenneté et la Justice (FCJ)
Nouakchott, le 19/10/2026


