La présidence mauritanienne a invité, ces derniers jours, quarante personnalités politiques, issues à parts égales de la majorité au pouvoir et de l’opposition, à participer à une réunion consacrée à l’examen du document de dialogue national inclusif en perspective.
Les invitation, émises par la présidence, visaient vingt personnalités des partis de la Majorité présidentielle et vingt autres issues de l’opposition, indique-t-on.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre de ce certaines sources ont qualifié de « volonté d’assurer un équilibre garantissant le sérieux du processus de concertation ».
Aucune confirmation officielle de cette information n’a toutefois été publiée, mais des sources bien informées évoquent la possibilité que la réunion se tienne jeudi prochain 8 janvier 2026.
Cette initiative intervient dans un contexte de stagnation politique, marqué par des accusations mutuelles entre le gouvernement et l’opposition quant à la responsabilité du retard pris dans le lancement du dialogue promis par le président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani lors de sa campagne électorale de 2024.
Le quota de sièges réservé à l’opposition a été soigneusement déterminé : dix sièges sont réservés aux personnalités des partis affiliés à l’« institution de l’opposition démocratique », tandis que les dix autres sont attribués à d’autres forces et mouvements d’opposition extérieurs à l’institution.
La prochaine réunion portera principalement sur l’examen du « Document-cadre pour le dialogue », élaboré par le Coordonnateur général, Moussa Fall. Cette initiative propose un calendrier et un cadre technique pour surmonter les désaccords fondamentaux qui ont entravé le lancement du dialogue national ces derniers mois.
Le gouvernement, à travers cette liste élargie de quarante participants, cherche à créer un terrain d’entente sur la base des propositions contenues dans le document de M. Fall, perçu comme un compromis pour rapprocher les deux camps.
Le « Document-cadre pour le dialogue » comprend des propositions de réformes politiques et électorales, et aborde également les questions d’unité nationale et de droits humains, rappelle-t-on.



















