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Union africaine, 55 ans d’indépendance, les défis d’une Renaissance aux oubliettes

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55 ans après la création de l’Oua actuelle Union africaine, l’indépendance du continent mère n’est toujours pas effective. La raison est simple l’Afrique ne produit pas ce qu’elle mange et ne mange pas ce qu’elle produit. Nous ne le dirons jamais assez.

Malgré l’existence des richesses minières et minéralières diverses ajouter à cela des potentialités hydroélectriques immenses sur et sous son sol, l’industrialisation du continent pose toujours problème.

Normal, puisque depuis la rencontre de l’homme noir avec le monde arabe ensuite le monde occidental le continent africain a toujours été celui qui alimente tous les autres. Et cela à son plus grand désavantage.

Encore combien de temps ? N’est-il pas arrivé pour les Africains le moment de prendre leur destin en main ? Ou à entamer avec fermeté le processus de sa souveraineté véritable.

L’Afrique est le seul continent où la langue de communication est étrangère où son système éducatif  ainsi que sa législation est tout aussi calquée des modèles importés de Paris, Washington ou Londres, ses prédateurs millénaires.

La plupart des pays africains pour ne pas dire tous sont groupés autour de trois groupes linguistiques, l’équivalence des trois puissances colonisatrices qui se sont partagées respectivement le Continent au lendemain de la conférence de Berlin.

Les anglophones d’abord suivis des l’Élysée faune pardon des lusophones et enfin les francophones. À mon sens le fait de parler le français l’anglais ou le portugais n’est pas mauvais en soi mais la difficulté ou le complexe qu’éprouvent les Africains à ne pas pouvoir adopter chacune de ces langues aux couleurs linguistiques tropicales me paraît une aliénation entretenue qui ne dit pas son nom.

Sans comparaison aucune bien vrai que l’agriculture est très développée en Côte d’Ivoire, mais le fait que les Ivoiriens ont su greffer le français aux réalités linguistiques qu’ils ont fait siennes, ont permis à ce pays de connaître un essor économique et culturel fulgurant. D’où le miracle ivoirien. La musique ivoirienne ainsi que le cinéma local ivoirien est très consommé dans la sous-région.

Dans ce cas espérer à un décollage économique du continent ne relèverait que d’un miracle il faut oser le dire sans porter de masque.

L’indépendance monétaire

Toute monnaie est une note de souveraineté. Parmi les 10 pays les plus riches d’Afrique aucun pays de la zone franc CFA n’est énuméré. Pourtant l’équivalent du nombre de pays qui composent la CEDEAO utilise toujours cette monnaie coloniale.

Beaucoup de jeunes africains intellectuels ne sont pas animés d’une culture entrepreneuriale. Pourtant Aliko Dangote, Youssou Ndour, Kerfala Person Camara KPC, Yerim Sow, Ibrahim Mo, pour ne citer que ceux-là, sont des exemples qu’on peut réussir en Afrique en tant que jeune entrepreneur parti de rien.

Mais la fuite des cerveaux est toujours une réalité accablante pour l’essor économique du continent.

L’agriculture et l’élevage ne sont pas développés en Afrique comme c’est le cas de tous les pays en voie de développement. C’est pourquoi l’auto emploi informel et l’État sont les principaux pourvoyeurs d’emplois aux jeunes.

Le secteur privé étant encore embryonnaire.

De plus en plus la question de la Renaissance du continent est soulevée refaisant surface sur l’actualité, sur le débat politique local. Mais avant de parler de renaissance il faut au préalable reconnaître sa mort ou du moins sa souffrance agonisante.

Autre cause du retard africain le manque de coopération Sud-Sud il ne faut jamais s’en lasser de le mentionner. Aujourd’hui tous les pays dits émergents du Brésil à l’Inde en passant par l’Iran, j’en passe tous ces pays avaient la priorité sur la coopération Sud-Sud en développant le microcrédit les petites et moyennes entreprises avec.

Alors que l’Afrique est le seul continent où tout reste à faire nous voilà assister au retour en force des sociétés de distribution de produits agroalimentaires à tout bout de champ. Aucun pays n’ayant ratifié les APE, les occidentaux se sont vus obligés de contourner ces accords signés sans support protocolaire. Ils s’installent en payant des taxes comme tous les autres petits patrons de firmes commerciales en attentant que les élections approchent. Afin de marchander des redevances douanières contre un silence sur des magouilles électorales. 

La [ ré ] colonisation s’appelle désormais coopération et les comptoirs commerciaux s’appellent désormais supermarché, les missionnaires s’appellent désormais les bailleurs de fonds. Il faut y prendre garde. Avant que nous soyons pris au dépourvu.

Le manque criard en infrastructure et un autre aspect qui justifie le sous-développement du continent. Même si construire des infrastructures en suffisance ne contribuerait à mon sens au développement du continent si le savoir-faire pour pour bâtir nos grandes villes n’étaient pas d’une expertise locale. Ceci reviendrai à avoir beaucoup d’argent alors qu’on a aucun métier ni aucun projet.

Si nous prenons le cas du sénégal par exemple et de la Côte d’Ivoire les entreprises qui ont été chargés de construire les autoroutes les stades les grandes écoles les grandes autoroutes sont des entreprises étrangères et même l’entretien de ses routes est assuré par ces mêmes multinationales occidentales.

Lors du festival mondial des arnaques nègres, pardon  des Arts nègres l’organisation avait été confiée à une entreprise d’événementiel étrangère également.  Après le spectacle rien n’avait été laissé aux africains sinon que des souvenirs. Où est alors l’innovation du continent ?

Le Nigeria, première puissance économique du continent, ne peut pas prendre en charge sa propre sécurité nationale, le Mali le plus vaste pays du continent ne peut pas contrôler ses frontières, la Guinée château d’eau d’Afrique de l’Ouest mais mais ce pays ne peut pas offrir de l’eau à boire à ses habitants, la Libye pays membre de l’Union africaine avait été frappée par l’Otan dans la plus grande indifférence des pays membres de l’organisation.

Mohamed Morsi, un président démocratiquement élu, s’est renversé par l’armée égyptienne sans que la moindre condamnation, même principielle, ne fasse échos à l’endroit des militaires  sous prétexte que c’est une puissance militaire redoutable dans le continent, mais aussi un contributeur financier de taille dans les caisses de l’Union affamée.

On a vu aucun pays maghrébin s’indigner des exactions politique ou policière dans un pays subsaharien et vice-versa. Quels sont alors les objectifs spécifiques de cette organisation ?

Le Mali est en proie à une guerre civile devant l’impuissance de toute l’Afrique. Pendant que le feu est à peine éteint ailleurs dans le continent il couve quelque part. C’est comme si l’Afrique ne peut plus être un sanctuaire pour ses propres enfants alors qu’elle est l’Eldorado des investisseurs les plus véreux de la planète.

Depuis 20 ans un président n’a pas terminé son mandat de 5 ans en Guinée-Bissau la même famille décide aux destinées du Gabon depuis maintenant plus de quatre décennies, le le Cameroun n’est pas en reste.

Au sein de la CEDEAO des pays membres violent constamment des dispositions judiciaires ou des traités ratifiés par les pays membres de la Communauté pour se maintenir indéfiniment au pouvoir, en faisant taire des adversaires politiques gênants. Sans que la moindre sanction ne tombe à l’endroit des dirigeants récalcitrants du Pays incriminé.

À mon humble avis l’heure de la prise de conscience a sonné mais comment prendre conscience avec la langue de l’autre ?

Comment prendre conscience avec le système éducatif de l’autre ?

Comment prendre conscience avec le système politique calqué chez l’autre ?

Comment prendre conscience avec le modèle économique imposé par l’autre ?

Comment prendre conscience si notre élan et mort bien avant même qu’il ne naisse ?

Comment  prendre conscience si on est prisonnier de sa conscience ?

 

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