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Une dévaluation du Franc CFA ne saurait être l’unique ou la meilleure solution à la crise des pays de la zone CEMAC

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Dans une étude de février 2018 sur le Franc CFA (FCFA), Attijari Global Research tente d’apporter aux institutionnels et aux investisseurs avertis, une lecture simplifiée à un mécanisme de fonctionnement complexe de la devise FCFA.

La recherche met en relief les implications avantageuses d’un tel dispositif, néanmoins porteuses de contraintes, et elle dresse l’état des lieux individuel des deux zones économiques et monétaires abritant le FCFA.

Une analyse comparée de l’Union des Etats Monétaire d’Afrique de l’Ouest (UEMOA) et la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) permet de comprendre les raisons de la fébrilité économique des 6 pays d’Afrique centrale qui utilisent cette monnaie.

Une solution qui fait controverse pour parer à ce marasme, est le changement de parité, encore connu sous le nom effrayant pour les populations de la zone Franc de « dévaluation ». En effet, très impopulaire à cause de son impact brutal sur la vie des habitants de l’UEMOA et de la CEMAC en 1994, cette dernière a tout de même plusieurs avantages.

Malgré ses effets mécaniques sur l’inflation et le service de la dette, elle a le mérite de conserver les atouts de la parité fixe à savoir : la résilience en période de déclin économique ou d’instabilité politique et l’instauration d’un climat de confiance propice à la levée de capitaux et à l’investissement.

En outre, elle peut assurer une reprise progressive de la balance commerciale, une amélioration des recettes du commerce extérieur et un raffermissement de la croissance, notamment grâce à un effacement d’une partie de la dette et un rééchelonnement des échéances, avec en filigrane un impact positif sur les finances publiques, et la production locale.

Toutefois, cette dernière n’est pas la seule réforme envisageable. La publication met en évidence des améliorations comme le réaménagement du panier, ou encore l’introduction d’une ou de plusieurs devises notamment le Dollar ou le Yuan, de cette manière, la zone Franc s’adapterait progressivement à l’ouverture des exportations vers la Chine et l’Inde.

Le rapport ressort aussi la solution du flottement progressif, caractérisé par l’instauration d’une bande de fluctuations. Les autorités implémenteraient une réforme progressive qui évoluerait au gré des fondamentaux, autant que du capital expérience.

Abdel Razak MOULIOM/Agence ecofin

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